Face à la réforme de l’assurance chômage : déferlons dans la rue le 16 octobre !

La semaine dernière nous avons examiné le projet de loi “marché du travail” qui aurait dû être renommé projet de loi de destruction de l’assurance chômage. 

Ce projet de loi se place dans la prolongation de la dernière réforme de l’assurance-chômage avec une baisse des indemnités de 17% pour 1,15 millions de français et une perte de plus de 40% pour 400 000 personnes ! Alors que les français-es ont du mal à se nourrir, à payer leur loyer et leurs factures d’électricité, le gouvernement décide de réduire encore plus les revenus des foyers les plus faibles.

Alors il y a tout un discours du gouvernement et du néolibéralisme qui stigmatise les chômeur-euses percevant l’assurance-chômage. Pourtant, seuls 39% des demandeur-euses d’emplois sont indemnisés, alors qu’un tiers des allocataires travaillent en même temps, enchaînant les petits boulots précaires. Au même moment où il suffirait de traverser la rue pour obtenir un emploi, 97% des offres d’emploi sont pourvues en France, il y a un emploi vacant pour 17 demandeur-euses ! Qui plus est, selon l’OFCE, le chômage devrait atteindre 8% d’ici 2023. Alors que notre système est en crise à tous les points de vue : énergétique, pouvoir d’achat, écologique et démocratique, en voilà une de plus : la crise de l’emploi.  

Ce projet de loi permet au gouvernement d’imposer par décret sa nouvelle réforme au mépris du dialogue avec les partenaires sociaux et de moduler la durée d’indemnisation et le temps de travail requis pour l’ouverture des droits à l’assurance chômage. Il balaye ainsi de la main le parlementarisme et le dialogue social en pouvant fixer par décret les modalités d’accès à un droit fondamental dans notre système social. Je suis intervenue à ce sujet dans l’hémicycle.

Concrètement, ce projet de loi cherche à faire baisser les salaires, alors qu’il devrait tout à l’inverse renforcer le droit du travail et augmenter les salaires en pleine crise du pouvoir d’achat ! Ainsi, il vise à pousser les chômeur-euses à accepter des emplois moins bien rémunérés et ne correspondant pas à leurs qualifications, diminuant ainsi leur pouvoir de négociation au sein des entreprises.  Le salaire réel a baissé de 3% en un an, avec cette réforme de l’assurance-chômage cette diminution ne va que s’accentuer !

Le gouvernement s’entête à alimenter la précarité de l’emploi en réduisant le pouvoir de négociation des travailleur-euses, mais aussi en permettant aux employeur-euses de recourir aux contrats de travail précaires. Selon le baromètre de l’emploi Adecco-Analytics, sur les 12 prochains mois les employeur-euses devraient recourir à 43% à des CDI, et à 50% à des CDD ou bien des contrats par intérim. Alors même que le code du travail stipule précisément que les CDD et les intérims sont des contrats d’exception (Articles L1242-2 et L1251-6) et que le CDI “est la forme normale et générale de la relation de travail.” (Art. L1221-2). J’ai défendu un amendement  qui cherche à responsabiliser les employeur-euses en augmentant les cotisations patronales pour les CDD de moins de 3 mois, c’est au patronat de payer pour les profits qu’il engrange au mépris du droit du travail !

Face à ce projet de loi inacceptable, nous devons déferler dans la rue le 16 octobre contre la vie chère et l’inaction climatique. Convergeons toutes et tous à Paris, exprimons nos colères et exigeons la retraite à 60 ans, l’augmentation immédiate du SMIC à 1.600 euros, le blocage des prix, la création d’une garantie d’emploi, la création de 300 000 emplois jeunes et d’1 million d’emplois publics ainsi que 200 milliards d’euros pour investir dans un grand plan de bifurcation écologique qui créera des centaines de milliers d’emplois socialement utiles !

2 réflexions sur “Face à la réforme de l’assurance chômage : déferlons dans la rue le 16 octobre !

  • 13 octobre 2022 à 14h35
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    Beaucoup de travail va t on avoir un avc?
    Il nous faut les 35hs de travail

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  • 13 octobre 2022 à 14h44
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    Soutien à Adrien un môme dépassé je pense tout comme Céline par le surcroît de travail de ce mouvement révolutionnaire qu est la nupes 30 ans c est l âge des amours de la réflexion d une vie de famille avec des momes Leur histoire va peut-être s arranger

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