Danielle Simonnet

Députée de Paris, Nouveau Front Populaire

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17 avril 2026Nous avons le matin assisté à l’énième audience de Pinar Selek, franco turque poursuivie de façon scandaleuse en justice depuis 27 ans. Puis nous avons déjeuné avec une journaliste qui travaillait pour un journal turc de renom comme Le Monde en France et l’a quitté à cause de la censure. Enfin nous avons rencontré par la suite le directeur d’un média indépendant, Medyascope pour approfondir  le sujet de la liberté de la presse dans la Turquie illibérale d’Erdogan. Pinar Selek, Perpétuité, 27 ans et 7 mn… 7 mn max, ce fut la durée de l’audience pour Pinar Selek. Énième report d’audience pour septembre prochain. Cela fait 28 ans que notre camarade franco-turque est poursuivie par la justice, bras armé d’Erdogan.  Sociologue, féministe, militante pour les droits humains, droits LGBT, droits des kurdes, c’est bien pour ses engagements et l’orientation de ses travaux de chercheuse qu’elle est poursuivie.  En 1998, elle a été arrêtée. Le pouvoir turc l’accusait d’avoir pris part à un attentat terroriste du PKK. Faux témoignages, fausses accusations, l’explosion sur un marché était en fait d’origine accidentelle. Comme elle refusait de donner les noms des personnes kurdes qu’elle avait interrogées dans le cadre de ses recherches sociologiques, elle fut emprisonnée et torturée..  En 2002, elle est libérée et acquittée. Et pourtant. En 2010 elle est de nouveau jugée et condamnée à perpétuité. S’en suit une succession d’audiences, d’acquittements et de nouvelles condamnations à perpétuité. Heureusement, Pinar est en France, libre, protégée et accède à la nationalité française. Mais les procédures judiciaires se poursuivent, et celà fait maintenant 28 ans !  A chaque nouvelle audience, la mobilisation est organisée. Une délégation d’universitaires, de militants activistes d’origine diverses, des syndicalistes, des élu.es sont là. La ténacité de cette solidarité y est sans doute pour beaucoup dans le fait que la justice n’arrive pas à la condamner définitivement et repousse les audiences, pour le manque d’un document, du fait de son absence, ou une autre raison fallacieuse.  En janvier 2023, l’assemblée générale criminelle de la Cour suprême avait annulé le dernier acquittement et émis un mandat d’arrêt international, mais Interpol l’a rejeté, refusant d’accorder ces mandats motivés par des raisons politiques. Puis c’est la Cour de justice turque qui a demandé une extradition. Mais on ne sait si cette demande a suivi son cours au ministère des affaires étrangères. La France, elle, n’aurait pour l’heure pas été saisie de cette demande.  Fait nouveau, les travaux de Pinar Selek ayant conduit aux interviews de kurdes de 1995 à 1998, à l’origine de toute la procédure, ont abouti à la reconnaissance des compétences académiques de Pinar et sa thèse et a été éditée. De quoi remettre en cause sa soit-disante implication terroriste. Pour Marie Pochon et moi-même, avoir pu être là était important. Vivre et ressentir pleinement toute la violence de ces 7 minutes  de  « justice » kafkaïenne. Et retrouver ensuite tous les soutiens pour en faire le bilan, avec en visio d’autres militants réunis à Paris dans les locaux de la LDH. Prochaine étape, le 18 septembre pour une nouvelle audience. Les soutiens reviendront. La pression doit se poursuivre, même si l’audience ne doit de nouveau durer que 7 mn. Pinar est un exemple. De nombreux universitaires sont poursuivis en Turquie, comme de nombreux activistes, en soutien aux kurdes, aux personnes LGBT, aux femmes. tout ce qu’incarne Pinar.  La liberté de la presse piétinée par la censure politique et les logiques oligarchiques La journaliste avec qui nous déjeunons a reçu un prix du journalisme pour la paix, pas en Turquie bien évidemment. Son récit est éclairant sur la bascule illibérale du régime d’Erdogan.  Au départ, le régime d’Erdogan passe pour libéral. Il veut l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne et permet l’organisation d’un référendum sur la question de la réunification en Chypre qui oppose la Grèce et la Turquie. Le point de bascule est pour elle la très forte répression de la mobilisation de 2013 du parc Taksim Gezi. Au départ, des écologistes et des riverains refusent la destruction du rare espace vert de Beyoglu, un quartier au centre d’Istanbul, pour un centre commercial. Face à la violente répression policière, le mouvement change de nature, s’étend à tout le pays et se généralise contre toute la politique du gouvernement. Erdogan craint que ce mouvement le renverse à l’instar des mobilisations des printemps arabes. Erdogan dès son accession au pouvoir avait compris son besoin d’alliés. Il a pu s’appuyer sur les gulenistes, très présents dans les réseaux islamistes et les administrations, pour écarter notamment l’armée ou ce que les turcs nomment l’Etat profond. Après la tentative de coup d’Etat des gulénistes de 2016, Erdogan les écarte à leur tour. Le caractère autoritaire du régime d’Erdogan devient une évidence pour qui pouvait encore en douter. Jusqu’à 2019, notre journaliste travaillait pour le grand journal turc Hurriyet. Elle n’y a pas subi une censure directe du jour au lendemain. Plutôt un processus d’auto-censure préventive de son équipe de rédaction, demandant d’atténuer ou d’effacer des paragraphes de ses articles. Alors qu’elle se retrouve aux Etats Unis et écrit sur le courage des YPG (l’armée des femmes kurdes qui combattant en Syrie Daesh avec en soutien alliés la base américaine), sa rédaction refuse de publier son article. Il est hors de question pour le pouvoir d’Erdogan de valoriser le combat des kurdes dans le pays frontalier. La répression et oppression des kurdes en Turquie n’est pas compatible avec de tels écrits. Elle communique alors ses informations via son compte twitter. Mais la direction de sa rédaction va alors jusqu’à lui demander de retirer ses posts sur ses réseaux sociaux. Ce qu’elle refuse. S’ensuit l’épisode du prêtre américain qui avait été arrêté et emprisonné en Turquie. Les menaces et pressions économiques américaines obtiennent sa libération au bout de deux mois, contredisant la séparation des pouvoirs entre la justice et l’exécutif turc. Rebelote, son journal refusa de publier ses articles à son sujet. Elle a pris dès lors la décision de quitter ce journal et de travailler pour T 24, un site en ligne d’information, indépendant du pouvoir. Mais ce site rencontre les plus grandes difficultés économiques. Peu d’entreprises acceptent d’y payer des encarts publicitaires car cela leur ferait perdre des marchés du pouvoir. Pire, des entreprises peuvent subir des pressions et menaces si elles soutiennent financièrement des médias d’opposition.  Le rendez-vous avec le responsable du média indépendant Medyascope nous a bien décrit ce problème. La majorité des médias sont contrôlés soit par le pouvoir directement pour les médias publics, soit indirectement par les grands groupes économiques qui dépendent eux-mêmes des banques publiques. Les chaînes TV et les grands journaux ont connu des ventes et des rachats aboutissant à une concentration des médias entre les mains des grands groupes économiques contrôlés par la banque publique, maître pour accorder les crédits nécessaires aux rachats… Le numéro 1 de la téléphonie, Turkcell, contrôlé par l’Etat est par ailleurs le 1er fournisseur de pub et faiseur de roi dans le financement des médias. Si avant les grands médias contrôlaient le politique, dorénavant l’Etat contrôle indirectement les médias. Quand auparavant Erdogan acceptait d’être interviewé par nombre de journalistes, maintenant il peut les trier, les choisir et préparer en amont les questions autorisées.  Les médias indépendants qui restent autorisés, peinent tant à se financer qu’ils n’ont plus tant d’impact dans la contribution à une pensée critique de l’information.  La répression des journalistes sévit également directement. Beaucoup sont en prison, notamment depuis les grandes mobilisations contre la destitution et l’emprisonnement du maire d’Istanbul, Imamoglu. Le pouvoir prétend qu’ils ont touché de l’argent de la mairie bien qu’aucune preuve ne soit fournie.  Une nouvelle loi “contre la désinformation” (sic !) a conduit à l’arrestation de deux reporters de son média. Toute analyse critique du pouvoir peut être considérée par la justice à la solde d’Erdogan comme étant de la désinformation ! Sachant qu’une loi avait déja été antérieurement imposée pour criminaliser tout dénigrement du Président Erdogan. Un autre journaliste était présent à ce rendez-vous. Avec des universitaires, il a constitué une équipe qui travaille sur cette relation médias-pouvoir, « les journalistes indépendants sous l’ère de l’autoritarisme ». Sujet essentiel pour la Digue. Avec une expérience de 41 ans dans le journalisme, notre hôte a terminé nos échanges en nous témoignant : “si j’étais jeune, j’abandonnerais. mais j’ai avec moi un collectif de jeunes. Pour eux je continue, et je continuerai.” A suivre…. [...] Lire la suite…
17 avril 2026En tant que députées, Marie Pochon et moi-même, nous sommes en déplacement en Turquie dans le cadre de la Digue. La Digue, lancée par mon camarade député Pouria Amirshahi, c’est un processus de création d’un réseau international pour mieux comprendre les dérives autoritaires partout dans le monde et fédérer celles et ceux qui résistent, politiques, syndicalistes, associatifs, journalistes, universitaires etc. Hier nous avons rencontré le directeur de la fondation Henrich Böl qui accompagne des projets, notamment dans le cadre du « peace process », le processus de paix pour les kurdes, et Asena Günal, de la fondation Anadolu Kültür, créé par Osman Kavala, philanthrope aujourd’hui en prison et peut être à vie. Leurs témoignages sont édifiants. La Turquie, c’est plutôt une autocratie qu’une dictature totale : des partis d’opposition existent, il y a encore, au moins sur youtube, des médias indépendants, mais tout est fait pour bâillonner, criminaliser et supprimer toute opposition. Je tente de vous faire un résumé, pour celles et ceux qui ne connaissant pas du tout le sujet. Le régime politique turc est passé d’un régime parlementaire à un régime présidentiel atypique. En 2017, un amendement constitutionnel a permis à son président Recep Tayyip Erdogan d’en finir avec la séparation des pouvoirs et de concentrer le pouvoir exécutif, parlementaire et judiciaire. Plus de vote de confiance du gouvernement devant le Parlement, une gouvernance par décret qui se substitue aux textes législatifs, un pouvoir judiciaire contrôlé par un Président qui cumule pouvoir de nomination et de désaisissement, adossé à une justice pénale instrumentalisée comme arme contre toutes les oppositions. Ce fut les maires (et même co-maires à parité de genre) kurdes qui ont été d’abord destitués et emprisonnés après leur élection aux municipales en 2019, avec de nombreux dirigeants et militants du HDP (Front démocratique des peuples, de gauche, pro kurde) emprisonnés. La Présidentielle d’avant, le leader du HDP , Selahattin Demirtas, était candidat depuis sa prison. Le HDP a subi plusieurs dissolutions, devant se recréer et changer de nom, aujourd’hui il se nomme le DEM. En 2023, les opposant ont sincèrement cru en la victoire, mais Erdogan a réussi à se faire réélire, dans une alliance entre son parti l’ AKP , islamo-nationaliste et un parti d’extrême droite, le MHP . La déception fut rude mais en 2024, Erdogan a essuyé une forte défaite, notamment dans les 10 plus grosses municipalités. Le maire d’Istanbul, Ekren Imamoglu, du parti « centriste » kémaliste, principal opposant à Erdogan a été emprisonné alors qu’il a allait être désigné candidat à l’élection présidentielle et constituait (et constitue) une menace pour Erdogan. Des manifestations, notamment d’étudiants, ont été très importantes, malgré les très nombreuses arrestations de dirigeants du CHP et d’étudiants, universitaires et journalistes. Auparavant, les mobilisations historiques de 2013 au jardin de Ghezi, avaient subi une très forte répression. On nous a raconté comment des universitaires pouvaient perdre leur emploi et même leur liberté pour avoir signé des tribunes en faveur d’un processus de paix sur la question kurde. Côté féministe, il n’y a pas en tant que tel de remise en cause frontale du droit à l’avortement mais il est bien menacé, avec une communication anti avortement très nataliste, des réductions de délais et dans les faits, la difficulté pour les femmes de trouver des médecins d’accord pour les réaliser. Côté LGBTI, une loi est en préparation pour imposer l’invisibilisation : interdire le drapeau LGBT et toute visibilisation LGBT sur les fringues, dans les séries… De nombreux rendez-vous dans les jours à venir nous permettront d’analyser toutes les conséquences dans nombre de domaines de la terrible pente autoritaire de la Turquie d’Erdogan. Tous les espoirs et craintes résident dans le prochain rendez-vous des urnes. Les prochaines élections présidentielles sont prévues en 2028, mais en l’état, Erdogan ne pourrait y concourir, à moins d’un changement de la constitution mais pour laquelle il n’a pas assez de voix pour y arriver. Mais le Parlement pourrait demander une élection anticipée et alors il pourrait candidater. Nos rendez-vous du jour nous ont exprimé leurs craintes que le scrutin soit l’objet de fraudes sérieuses… En attendant, l’opposition subit deux formes d’émigration, externe pour celles et ceux qui choisissent ou sont contraints pour leur liberté de quitter le pays, et interne, pour celles et ceux qui renoncent à leurs engagements et se réfugient dans leur vie privée. Aussi, nos interlocuteur.trice.s témoignent de leur regret de l’absence de front commun, les luttes sectorielles et catégorielle ne trouvent pas pour l’heure d’agenda commun et l’unité politique reste un chantier conséquent…. A suivre ! [...] Lire la suite…
20 février 2026Je condamne sans aucune ambiguïté la violence qui a conduit à la mort du militant d’extrême-droite Quentin Déranque. Tabasser à mort un homme à terre est totalement contraire aux principes humanistes, quand bien même ces violences se déroulent dans un contexte d’attaques par surprise d’un groupe d’extrême-droite contre des antifascistes. En aucun cas on ne doit mourir pour ses idées, fussent-elles violentes, en démocratie. Si les groupes anti-fascistes défendent l’auto-organisation de brigades populaires de défense, les images de violences contre un homme à terre n’ont plus rien à voir avec de la légitime défense. On ne combat pas l’extrême-droite avec les méthodes de l’extrême-droite.Car oui, la violence de l’extrême droite est partie intégrante de son ADN. Sur Lyon, depuis 15 ans, des groupuscules ne cessent de commettre des exactions : plus d’une centaine d’actes de violences racistes, suprémacistes, antisémites, LGBTphobes, en toute impunité. 90% des violences politiques ces dernières années ont été commises par l’extrême-droite. On décompte ainsi 12 crimes qui ont été commis, sans donner lieu à des minutes de silence… Créer le chaos, la terreur, puis imposer un régime autoritaire sécuritaire, tel est le projet de l’extrême-droite. L’instrumentalisation immonde de ce drame par l’alliance de toutes les nuances de droite et d’extrême-droite, leurs relais médiatiques, pour jeter le discrédit total sur la France Insoumise est d’une terrible gravité. Il met des cibles dans le dos de tous les députés et militants FI. En témoignent les menaces de mort, les dégradations de permanences ou l’alerte à la bombe sur le siège de LFI. Cette instrumentalisation vise également à disqualifier toute la gauche dans une entreprise de diabolisation visant dans le même temps à dédiaboliser l’extrême-droite, condition pour son accession au pouvoir. Elle signe en même temps un blanc seing pour tous ces groupuscules fascistes qui se sentent encouragés à décupler leurs manifestations violentes décomplexées, en témoigne le silence assourdissant sur les croix gammées Place de la République et les tentatives de ratonnades sur le boulevard Ménilmontant au lendemain de la mort du militant d’extrême-droite. Ne soyons pas dupes. L’extrême-droite et une grande partie de la droite ont besoin d’exacerber la violence pour justifier le recours à l’homme fort et aux politiques sécuritaires. Toute cette opération manipulatrice vise à diviser la gauche et le peuple et faire oublier la violence sociale de leur politique pour mieux défendre in fine, les milliardaires dont ils ne font que servir les intérêts.   Responsabilité pénale, éthique et politique. Le député insoumis Raphaël Arnault n’a, a priori, aucune responsabilité pénale dans les évènements. Mais, fondateur de la Jeune Garde, employeur d’au moins 2 collaborateurs et d’un stagiaire ayant participé ou liés aux violences ou acteurs de cette sinistre journée, il a une responsabilité éthique. Jean-Luc Mélenchon, en réaffirmant toute sa solidarité vis-à-vis de la Jeune Garde, semble vouloir s’entêter, comme dans l’affaire Quatennens, à un soutien inconditionnel. Sauf que cette fois-ci, il y a eu mort d’homme.  C’est selon moi une grave faute politique qui engage sa responsabilité politique.  La fin ne justifie pas les moyens. Ne pas céder au fascisme, exige de ne pas trahir nos principes. Le programme féministe de la FI aurait exigé de se désolidariser immédiatement du mari violent. Son programme humaniste exigerait de se désolidariser immédiatement de ces violences qui ont conduit à la mort d’un jeune de 23 ans. Mais je ne peux que déplorer que la culture profondément viriliste non déconstruite de Jean-Luc Mélenchon le conduise à ne pas en prendre conscience… Je doute hélas que les dirigeants FI n’aient engagé, en participant aux camps d’été de la Jeune Garde, une quelconque réflexion et formation sur la culture non-violente, sur l’enjeu de l’abolition de tous les rapports de domination, en programme mais aussi en pratiques militantes… L’antifascisme, c’est l’unité ! Pourtant, la jeunesse de gauche a besoin plus que jamais d’être encouragée dans l’engagement antifasciste. Mais qu’est-ce que l’antifascisme ? C’est l’unité de toute la gauche, politique, syndicale, fédérant le peuple dans les luttes et dans les urnes ! Oui, tous les militants vont devoir se former à l’auto-défense face à la violence de l’extrême-droite qui ne va qu’en augmentant. Mais surtout, aujourd’hui comme hier en 36, c’est une stratégie unitaire, dans les municipales et la prochaine présidentielle qu’il faut construire !  Or, Jean-Luc Mélenchon n’en veut pas. Il nous a viré précisément pour cela ! Avec mes camarades Alexis Corbière, Hendrick Davi et Raquel Garrido, nous portions et portons avec Clémentine Autain et François Ruffin le débat en faveur d’une candidature unique de la gauche et des écologistes pour battre le RN à la présidentielle de 2027. Et alors même qu’il nous purgeait, il investissait Raphaël Arnault, confirmant son choix d’une stratégie d’alliance des groupes de gauche radicale pour rejeter celle de l’unité large sur un programme de rupture, quand bien même celle-ci lui permettait de faire élire ses députés.  Notre responsabilité collective est de contribuer à la désescalade et de proposer l’unique voie pacifique : le débat démocratique, l’action solidaire et les urnes. A gauche, soutenons l’unité dans toutes les municipales où elle s’est construite. Encourager les cadres unitaires antiracistes au service de l’action citoyenne. Oeuvrons à la mobilisation populaire pour les primaires de la gauche prévue le 11 octobre prochain. Car sans candidature commune, le RN gagnera sur nos divisions.  [...] Lire la suite…
3 février 2026Danielle Simonnet, en partenariat avec la Fondation Copernic et Politis a le plaisir de vous inviter pour un colloque sur le service public du logement :  Mercredi 18 février 2026 à 18h A l’Assemblée nationale, 126 rue de l’université, 75007 (Salle 6217) Inscription obligatoire (avant le 11 février) : https://forms.gle/APzWjZDoqxVdnwJ98 Programme : Table ronde 1 : Combattre l’extrême droite grâce au service public du logement  Table ronde 2 : Garantir l’égalité grâce au service public du logement  Table ronde 3 : Remettre l’habitant.e au cœur du logement Ce colloque sera l’occasion de faire intervenir un large panel d’experts engagés sur la question du logement :  –   Adrien Roux (Institut Alinsky) –   Cécile Duflot (ancienne ministre du logement et directrice générale Oxfam France) –   Eddie Jacquemart (CNL) –   Cyrielle Châtelain (députée EELV) –   Samuel Bargas (LDH) –   Cécile Hagmann (directrice générale de la Coop foncière lle-de-France) –   Ludovic Halbert (CNRS) –   Marine Duros (docteure en sociologie) –   Renaud Le Goix (chercheur) –   Anne Clerval (chercheuse) –   Jean-Baptiste Eyrauld (DAL) –   Leila Chaibi (eurodéputée LFI) –   Stéphane Peu (député PC) –   Odile Maurin (activiste antivalidiste) –   Sophie Ricard (architecte urbaniste) –   Anne Gourmellet (chargée de mission, Est Ensemble Habitat) –   Julie Arnault (docteure en histoire de l’architecture) –   Marie-Pierre Vieu et Margaux Aldebert (Fondation Copernic)  –   Pierre Jacquemain (Politis) Au plaisir de vous y voir !  [...] Lire la suite…
29 janvier 2026Ce mardi 27 janvier, pour la journée nationale de la mémoire de l’Holocauste, j’ai eu l’honneur d’assister à la cérémonie d’hommage aux anciennes et anciens élèves de Belleville morts en déportation, parce que juifs, victime du nazisme et de la collaboration du régime de Vichy. Lors de cette cérémonie très émouvante, les élèves de la primaire du 104 rue de Belleville et du collège Françoise Dolto ont lu les noms des anciens élèves de l’école déportés, pour que nous ne les oubliions jamais.  En France, 76000 juifs dont plus de 11000 enfants ont été déportés par les nazis avec l’aide du gouvernement de Vichy et arrachés à la vie. Au total, 25% de la population juive a été victime de la Shoah. Dans le seul 20ᵉ arrondissement de Paris, plus de 1 000 enfants ont été arrêtés, déportés et presque tous assassinés à Auschwitz entre août 1942 et juillet 1944. Cela représente près du dixième des enfants déportés de France. Le plus jeune d’entre eux n’avait que vingt jours. Alors que les actes antisémites ont explosé après les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre, n’oublions jamais. Nous avons toutes et tous un devoir de mémoire.  En France, entre janvier et octobre 2025, 1 163 actes antisémites ont été recensés. La communauté juive est la plus visée par les actes antireligieux. En 2024, 1 570 faits antisémites avaient été signalés, selon la Dilcrah. Alors que l’on assiste à une stratégie de conquête du pouvoir de l’extrême droite partout dans le monde et en France également, luttons sans relâche contre le racisme et l’antisémitisme.  “Salam, Shalom, Salut”, en arabe, en hébreu, en français, cela signifie “salut”.  La préservation de nos libertés et de notre humanité dépend de notre fraternité et de notre attachement à l’égalité. [...] Lire la suite…
26 janvier 2026Le 26 janvier prochain, l’Assemblée nationale examinera en première lecture la proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » déposée par Mme. Caroline Yadan, députée non-apparentée des français de l’étranger. Si cette loi venait à être adoptée, elle constituerait une menace sans précédent contre la liberté d’expression, la liberté académique et la critique légitime de la politique israélienne. Après l’adoption, en juillet 2025, de la loi relative à « la lutte contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur », ce texte s’inscrit dans une nouvelle instrumentalisation idéologique de l’antisémitisme, visant à criminaliser la critique politique et le travail scientifique. Plus grave encore, en reprenant la définition imprécise de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) — aujourd’hui vivement critiquée, y compris par l’un de ses principaux fondateurs, Kenneth Stern, pour son usage attentatoire à la liberté d’expression —, cette proposition de loi risque de reconduire ce qu’elle prétend combattre, en opérant une assimilation dangereuse entre « l’identité juive » et un État particulier ainsi que sa politique. Le texte confond ainsi la « critique de l’État d’Israël » et la « haine des Juifs » en assimilant l’antisionisme – dont la diversité historique et l’ancrage au sein du judaïsme est pourtant bien documentée – à un acte antisémite. Là est l’essentialisation : considérer les Juifs comme un corps politique unifié et Israël comme un « peuple-État ». Or, comme tout autre État, Israël est une construction historique et politique qui doit être soumise à la critique de ses lois, de ses institutions et de ses politiques discriminatoires et coloniales. Dans son avis du 22 mai 2025 sur cette proposition de loi, le Conseil d’État a souligné son caractère imprécis, potentiellement inconstitutionnel et incompatible avec la Convention européenne des droits de l’homme, en particulier s’agissant de son article 2. Ce dernier crée un nouveau délit « réprimant le fait de provoquer à la destruction ou à la négation d’un État ou de faire publiquement l’apologie de sa destruction ou de sa négation ». Avec l’adoption de cet article, il serait pénalement répréhensible de contester l’extension des frontières de l’État d’Israël, ou de penser et de promouvoir d’autres formes d’organisation politique fondées sur des bases civiques et non ethniques, démocratiques et égalitaires. À la suite des attaques terroristes du Hamas du 7 octobre, Benyamin Netanyahou et son gouvernement d’extrême droite ont fait le choix de violer le droit international, en commettant des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et, vraisemblablement, un crime de génocide. Ces qualifications sont abondamment documentées et rappelées par les décisions de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale, fondées sur la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée en 1948. Comme le rappelle un collectif de citoyens et citoyenne d’origine juive militant pour le respect des droits nationaux des peuples israélien et palestinien dans cette tribune (https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/en-penalisant-toute-critique-de-la-politique-disrael-la-proposition-de-loi-yadan-naidera-pas-a-lutter-contre-lantisemitisme-20260122_UNVTV5LIE5FINDFN6W6E2HFJSE/), au moins 70 000 Gazaoui·es de tous âges sont mort et l’ensemble des infrastructures vitales du peuple palestinien ont été détruites. Il est donc plus que jamais nécessaire de documenter les violences et que des voix critiques s’élèvent pour  penser un autre avenir pour ce territoire. La lutte si nécessaire contre l’antisémitisme et tous les racismes ne peut se faire que dans le respect de nos principes républicains. C’est la raison pour laquelle je voterai contre cette proposition de loi. Je continuerai sans relâche mon soutien et mon implication dans toutes les initiatives de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Source : https://aoc.media/opinion/2026/01/11/la-lutte-contre-lantisemitisme-ne-doit-pas-porter-atteinte-aux-libertes-dexpression-et-academique/ [...] Lire la suite…

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