Python : poursuivons la bataille pour le droit des locataires

Excusez-moi, je ne pensais pas que l’on arrivait tout de suite à cette délibération dans l’ordre du jour.

Mme Danielle SIMONNET.- Mon intervention sera rapide, parce que je souhaitais profiter de cette délibération pour réaffirmer tout mon soutien aux habitants de Python-Duvernois et dire ici, dans cette assemblée, que la mobilisation paye et qu’elle est toujours nécessaire. Parce que, souvenez-vous, il y a plus d’un an de cela, les locataires de cet ensemble de logements sociaux qui appartiennent à la R.I.V.P., pour lesquels il y avait certes un grand projet de renouvellement urbain mais qui tardait à voir le jour, et pendant tout ce laps de temps, les locataires se sentaient abandonnés par un bailleur qui avait arrêté d’entretenir le bâti. Leurs conditions de vie étaient catastrophiques, puisqu’il faut savoir qu’ils subissent à la fois la pollution du périphérique, la pollution interne des immeubles, du fait de toute l’humidité avec une V.M.C. qui ne fonctionne pas, et par ailleurs, l’infestation de rats, de souris et de cafards.

Je dois dire que leur mobilisation a permis que des réunions se multiplient et que la R.I.V.P. soit plus réactive. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème, que tout est résolu. Je pense que les travaux vont être très longs. Le relogement, c’est très long. On voit bien toute la difficulté de permettre à l’ensemble des locataires d’être relogés. On touche ici la difficulté du peu de logements sociaux disponibles pour les locataires.

Néanmoins, un certain nombre, chaque mois, a enfin la possibilité d’être relogé ailleurs. Néanmoins, on a toujours un certain nombre de difficultés sur les questions de décohabitation. J’attire l’attention sur le fait qu’il faut prendre en compte les décohabitations et permettre de garantir aux personnes “décohabitantes” un accès à un logement social. Je sais qu’il n’est pas de droit. Je sais qu’il n’est pas non plus de droit que cet accès au logement se fasse au même prix au mètre carré. Mais tenons compte de la situation sociale de Python-Duvernois. Tenons compte aussi du devoir de réparation par rapport à ce que l’on a fait subir à ces locataires. Je continue à défendre le fait qu’il faudrait permettre que les décohabitations puissent se faire au même prix au mètre carré, y compris pour les “décohabitants”.

On a aussi des soucis pour quelques personnes en situation de handicap, à mobilité réduite. Là, on voit la difficulté dans l’accès à des logements mis en accessibilité, qu’il y a vraiment un effort à faire au niveau des bailleurs et au niveau de la Ville pour avoir bien plus de logements en accessibilité.

En attendant, la situation du quotidien se marque quand même toujours par des problèmes de panne d’ascenseur, des problèmes de dysfonctionnement d’éclairage, et autres. Mais je tiens à dire qu’en ce qui concerne la concertation, les choses se sont quand même beaucoup améliorées. Cela veut dire qu’il y a plus d’échanges et de dialogue. Une nouvelle réunion a lieu le 18 novembre. J’espère que les locataires sauront s’en saisir pour faire remonter directement l’ensemble des problématiques.

Il y a beaucoup d’attentes sur le projet de réhabilitation. Je pense que c’est du fait du calendrier qui va être long, que certains logements sont en ce moment utilisés en guise d’hébergements transitoires. Si l’on pouvait avoir un peu plus d’éléments là-dessus, à nouveau plus de précisions sur les éléments de calendrier – quel est le type de retard ? Où en sommes-nous au niveau des travaux ? – ce serait une bonne chose.

Je crois avoir à peu près fait le tour des éléments que je voulais porter à notre assemblée. Je vous remercie.

J’oubliais. En conseil d’arrondissement, on ne me donne que les chiffres au mètre carré du projet de livraison à l’arrivée, c’est-à-dire le nombre de mètres carrés de logements sociaux. Je souhaiterais quand même qu’il y ait plus d’honnêteté et de transparence, que l’on nous dise, à l’arrivée, combien de logements sociaux en moins il y aura dans la cité Python-Duvernois. Je sais bien qu’il y a une volonté de mixité sociale sur ce quartier, sauf que, moi, je ne vois pas où va avoir lieu la compensation. J’avais estimé à une centaine de logements sociaux en moins à l’arrivée de l’opération. Sans doute, je me trompe dans mes chiffres, mais vous comprenez qu’avec vos chiffres au mètre carré, on ne peut pas avoir la comparaison.

Je vous remercie.

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