Vœu relatif aux conditions de travail des personnels de la caisse des écoles

Mme Danielle SIMONNET.- Merci, Madame la Maire.

Je connais bien ce quartier pour y habiter. D’ailleurs, mes filles étaient à l’école maternelle qui se situe juste à côté.

Cette délibération est attendue par la communauté scolaire de l’école étant donné que, comme cela a été dit précédemment, l’augmentation des effectifs fait que, pour bien fonctionner dans cette école, on a besoin de pousser les murs. On a besoin de pousser les murs parce que cela craque et ils manquent d’espace.

Sur le fond, j’aimerais quand même que cela nous invite à une grande interrogation, une réflexion. En fait, dans cette délibération, ce que l’on va faire, c’est que l’on va se défaire de la grande cuisine qu’il y avait dans cette école. On le justifie parce que nous avons accès à la cuisine centrale, de fait, et que maintenant, on ne fait plus, depuis bien longtemps, la cuisine dans les écoles. Or, est-ce que ce modèle n’est pas totalement dépassé, le modèle des cuisines centrales et des liaisons chaudes ou froides ? Je pense qu’au contraire, on devrait enfin permettre de revenir à la cuisine faite dans l’école, dans l’intérêt, bien évidemment, de la santé alimentaire de l’ensemble des élèves. Toute la logique de la réflexion, non seulement du cuisiné avec des aliments bio, avec des aliments en circuit court, mais aussi de l’éducation au goût, est adossée également à la fierté pour les cantinières de pouvoir faire la cuisine dans l’école.

Je voterai cette délibération, même si, par ailleurs, je regrette que les travaux dans les écoles, sur le budget de cette année, fassent l’objet d’une baisse de 10 millions d’euros dans le cadre des réparations dans les écoles. Je voudrais, maintenant aussi, que chacune et chacun ici réfléchisse à l’évolution démocratique de cette assemblée. Comme cette délibération parle et concerne aussi la question des cantines, j’avais un vœu rattaché sur la situation des cantinières.

Mes chers collègues, vous savez qu’au dernier Conseil de Paris, vous avez adopté un règlement intérieur qui limitait à un vœu par Conseillère ou par Conseiller de Paris. Un vœu par élu. Cela ne change strictement rien pour la quasi-totalité des groupes qui, de fait, et on le verra dans cette séance, ne déposent pas forcément ni plus ni moins de vœux. Cela ne changera que pour une seule élue : moi, en l’occurrence. Des 15 à 20 luttes que je relayais dans cette assemblée, je ne pourrai en relayer qu’une. Alors, qu’ai-je fait ? J’ai rattaché mes vœux à des délibérations, bien curieuse de savoir comment l’Exécutif allait procéder. Comment l’Exécutif a-t-il procédé, car notre règlement intérieur ne précise pas sous quels critères un vœu peut être recevable ou pas lorsqu’il est rattaché à une délibération ?

Sachez que sur les vœux que j’ai déposés, huit ont été retirés de l’ordre du jour. Est-ce que ces vœux qui ont été retirés de l’ordre du jour, l’ont été suite à cette conférence d’organisation, dont je conteste la légitimité puisque je n’y suis pas ? Non. Est-ce qu’ils ont été contestés par les commissions ou les bureaux des commissions ? Même pas. Non, ils ont été contestés par la Maire et son cabinet, et on me l’a signalé par courrier. Je trouve le procédé totalement arbitraire et irrespectueux du cadre démocratique qui doit être le nôtre.

Je continuerai inlassablement à déposer des vœux rattachés et j’espère qu’à un moment donné, cette assemblée se demandera comment il faut faire évoluer ce règlement intérieur pour qu’un peu plus de cohérence politique et de respect du rôle des élus puisse être trouvé. Donc, j’en attends et j’en appelle aussi aux présidents de groupes, parce que votre responsabilité dans la régulation et le respect du cadre démocratique de cette assemblée est essentielle. D’ailleurs, je signale que j’ai reçu une copie d’un courrier de la Présidente du Groupe “Les Républicains” qui s’inquiète justement de ces décisions. Je trouve que cette démarche est tout à fait positive et je l’en remercie.

Il faut absolument lutter contre toutes les décisions arbitraires. Je constate qu’il y a une évolution antidémocratique en ce début de mandature de la part de Mme HIDALGO et de son équipe, qui n’est pas acceptable. Permettre aux élus de relayer l’ensemble des vœux qu’ils souhaitent, c’est permettre à l’ensemble des citoyens et citoyennes, des causes qui sont défendues, de s’exprimer et d’interpeller cette assemblée. Nous devons respecter ce droit. Sinon, tout le discours sur la démocratie participative n’est qu’une vaste hypocrisie.

Sur le sujet des cantinières, vous êtes en exercice depuis 2001. Comment est-ce possible que depuis 2001, on laisse encore des situations qui font que celles qui servent nos enfants dans les écoles ont pour la plupart des contrats de 5 heures par jour, pour une feuille de paie de 530 euros ? Il faut absolument permettre à ces femmes de devenir fonctionnaires. J’espère que la mairie du 20e arrondissement pourra, avec M. le Maire, expérimenter et faire en sorte d’évoluer. J’espère que l’ensemble des mairies d’arrondissement emprunteront le pas. Je continuerai à défendre cela dans les prochains Conseils.

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