Pas d’impunité pour les injures sexistes sur les réseaux sociaux ! Mes plaintes jugées en audience les 8 et 15 janvier prochains

Les 8 et 15 janvier prochains, auront lieu deux audiences à la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de plaintes avec constitution de partie civile que j’ai déposées contre des auteurs de propos injurieux, violents et misogynes dont j’ai fait l’objet sur les réseaux sociaux en 2018. Ce n’est pas parce que les déferlements de haine sexiste verbale sont fréquents qu’ils sont acceptables. J’espère que leurs auteurs seront condamnés, même symboliquement, car le sentiment d’impunité qui règne sur les réseaux sociaux pour de tels délits doit cesser. 

En mars 2018, dans le cadre de la campagne initiée par l’association Paris Animaux Zoopolis pour l’interdiction de la pêche à Paris, avec Amandine Sanvisens de PAZ, j’avais réalisé une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, et j’avais ensuite défendu un vœu au conseil de Paris (rejeté par ailleurs).

Un arrêté préfectoral interdit la consommation et la vente des poissons pêchés dans la capitale pour des raisons sanitaires (la pollution de la Seine). Autoriser malgré tout la pêche revient à considérer les poissons comme des objets de loisir que l’être humain peut faire souffrir et dont il peut occasionner la mort directe ou ultérieure – du fait de leurs blessures – pour son seul plaisir.

Le 8 mars 2018, soit à peine quelques jours après la publication de la vidéo, apparemment fortement relayée par des associations de pêcheurs, j’avais été la cible, sur les réseaux sociaux, de plusieurs centaines de messages provenant d’auteurs exclusivement masculins, au contenu injurieux, sexiste et violent, allant même jusqu’à la menace de mort.

Il est regrettable que ces démarches soient coûteuses au point que des citoyennes lambda y renoncent le plus souvent. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles exigerait que les femmes soient bien plus accompagnées dans ce type de démarche afin de dissuader les agresseurs qui sévissent en toute impunité sur les réseaux sociaux.

Au travers d’une tribune publiée dans le média Regards, co-signée par des femmes aux parcours divers, politiques et associatifs, féministes et pour la cause animale, nous rappelons que les rapports de domination s’articulent et se nourrissent les uns les autres pour asseoir leur légitimation. Nous sommes convaincues que la domination patriarcale se nourrit de la culture de la domination sur les animaux. Par conséquent, la lutte pour l’émancipation féministe ne doit pas mépriser la lutte pour le respect de la condition animale et inversement.

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