“Mur de la honte” entre Paris et Pantin : la politique de M. Darmanin est indigne

J’irai totalement dans le sens de Fatoumata KONÉ. Cette délibération doit être l’occasion de réitérer notre indignation de cette décision prise par le ministre Gérald DARMANIN, le 24 septembre dernier, où il a été décidé, dans le cadre de l’évacuation des usagers de crack de la rue Riquet, de les installer – installer est un bien grand mot –, au square Forceval, et par la même occasion de condamner temporairement le tunnel via l’intervention de la Préfecture de Police.

Souvenez-vous des propos du ministre de l’Intérieur à l’époque, qui prétendait que finalement, il n’y avait pas de riverains, comme si dans ces quartiers populaires on n’y habitait pas. Si, on y habite du côté de Pantin, et du côté de Paris.

La situation qui n’était déjà pas simple dans ce quartier, où un renforcement de l’ensemble des politiques publiques était fortement nécessaire, s’est terriblement dégradée depuis.

Cette délibération est importante, puisqu’elle réaffirme la volonté de coopération entre la Ville de Paris et la Ville de Pantin sur un certain nombre de tâches autour de ce quartier. Sachant que la délibération nous apprend, reprécise, rappelle que le réaménagement complet du tunnel avait été en grande partie réalisé par la Mairie de Paris, en lien avec la Ville de Pantin, sur l’éclairage, les murs, les revêtements du sol. C’était encore en cours.

De son côté, la Ville de Pantin avait travaillé au renouvellement de la halle Magenta, et sur ce microquartier, le mur de la honte vient bloquer ce passage.

La situation avec les consommateurs de crack est d’abord totalement indigne et extrêmement dangereuse pour les consommateurs eux-mêmes, mais totalement indigne et aussi dangereuse pour l’ensemble des riverains et des personnes amenées à circuler, une situation totalement inacceptable.

Il faut bien sûr renforcer les coopérations en matière de nettoiement, d’éclairage public, de sécurité. Il faut surtout que la situation, qui était censée être temporaire, cesse.

C’est à l’Etat et à la Ville de Paris de trouver enfin une autre solution que ces scènes à ciel ouvert dans ce campement totalement indigne.

Je ne reprends pas le débat d’aujourd’hui, avec le vœu de l’Exécutif sur la situation du crack, qui ne pourra pas répondre entièrement à la situation, loin de là hélas, du jardin Forceval.

Il faut voter cette délibération. Il faut continuer d’interpeller le gouvernement. Mais, il faut aussi enfin accélérer sur les solutions concrètes, car la situation ne peut plus durer pour l’ensemble des riverains. Je vous remercie.

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