JO 2024 : densification et pollution à la clé !

Ecoutez, non, le bilan et l’héritage de ces Jeux Olympiques ne sera pas compatible avec ce que devraient être nos engagements écologiques face à l’accélération de la crise climatique. Non, en aucun cas, y compris cette délibération sur les voies olympiques n’est de nature à nous rassurer sur l’impact de ces Jeux Olympiques sur l’aménagement du territoire. Ce qui me pose vraiment un problème, c’est que l’on est censé être dans une espèce de “greenwashing” d’une hypocrisie totale. On a un débat sur le P.L.U. bioclimatique avec les engagements des uns et des autres sur le fait que, oui, on va prendre en compte la question du climat. En fait, de toute façon, on a l’impact de l’organisation de ces Jeux Olympiques sur l’aménagement du territoire et sur le 93 qui va complètement à rebours.

Concernant la question de la circulation, est-ce que vous pouvez, à un moment donné, entendre les habitants, par exemple du quartier Pleyel à Saint-Denis ? Qu’est-ce qui se passe ? Quelles sont les conséquences des infrastructures justifiées par l’organisation des Jeux Olympiques et ce qui se passe pour les habitants ? Ecoutez, on a tout simplement les boulevards de la Libération et Anatole-France qui vont être élargis et servir de bretelles d’autoroute d’appoint pour entrer et sortir de l’A86. Résultat, soi-disant pour améliorer les conditions de desserte du quartier, on a une zone qui va être complètement surdensifiée et va avoir… alors que l’on a un groupe scolaire qui est complètement coincé au milieu et va subir encore plus de trafic routier, et toute la pollution qui va avec. Il y a plus de 700 enfants dans ce groupe scolaire.

Il y a vraiment ce décalage complet entre les mesures que vous débattez et délibérez ici pour les rues aux écoles, en se préoccupant véritablement de lutter contre la pollution pour les enfants des écoles des quartiers parisiens – avec, hélas, le résultat que l’on connaît – et puis une situation qui va être aggravée, mais c’est de l’autre côté du périphérique, alors on ne s’en préoccupe pas, on ne s’en soucie pas. Vraiment, je trouve que l’on est plus que dans une hypocrisie, parce que, derrière, c’est du déni et du mépris.

Par contre, sur la question du vœu du Groupe Ecologiste de Paris, je trouve que tout ce qui concerne ces voies olympiques et le fait de pouvoir, sur l’ensemble du périphérique, dédier une voie pour le covoiturage, tout ce qui relève du débat sur le devenir du périphérique, il faut enfin assumer d’avoir ce débat avec l’ensemble des communes et des habitants concernés. On ne peut pas ici, dans cette assemblée du Conseil de Paris, décider de ce que doit devenir le périphérique indépendamment d’un schéma plus global du territoire, de la problématique des distances domicile travail, de la problématique des déplacements subis et contraints.

Voilà pourquoi je m’abstiendrai sur le vœu qui est présenté.

Je vous remercie.

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