Vœu relatif aux événements survenus Place de la République le 23 novembre, et à une politique de logement d’abord face à la crise de l’hébergement d’urgence

Voici mon intervention pour présenter mon vœu sur les événements survenus Place de la République le 23 novembre, et pour une politique de logement d’abord et d’hébergement inconditionnel :

Voici le vœu que je défendais, qui n’a pas été adopté :

(J’ai maintenu mon vœu et j’ai néanmoins voté celui de l’exécutif)

Mme Danielle SIMONNET.- Merci. Dans la continuité de ce qui vient d’être dit, je voudrais moi aussi dénoncer cette scandaleuse évacuation du campement de Saint-Denis, qui a laissé entre 500 et 1.000 exilés à la rue, sans aucune solution, et qui ensuite ont été chassés par la police.

Puis, vous avez eu l’évacuation du campement de la place de la République où nous étions plusieurs élus ici, avec également des avocats, pour protester et pour donner de la visibilité à ce scandale, puisque l’Etat est en situation d’illégalité, car je le rappelle, il est de son devoir, de son obligation de garantir un hébergement inconditionnel, quelle que soit la situation administrative, c’est le cadre légal.

A travers ce vœu, il faut dénoncer à la fois les violences survenues à l’encontre des exilés, interpeller le Gouvernement pour que cesse sa politique de chasse des exilés hors de Paris. Il faut savoir que, y compris la nuit, on les empêche de dormir dans Paris, sous le moindre pont, la moindre porte cochère où un exilé pourrait essayer de se reposer. Empêcher quelqu’un de dormir, c’est de la torture.

Je voudrais aussi, à travers ce vœu, que la Ville de Paris s’engage conformément à ses prises de position en faveur du logement, d’abord, à créer sans trop tarder les 8.000 places de logements sociaux P.L.A.I. et supplémentaires pour que les personnes, qui sont aujourd’hui dans l’hébergement et qui sont éligibles au logement social, puissent intégrer le logement social. Parce que la crise de l’hébergement d’urgence est une conséquence aussi de la crise du logement social.

Je termine. Et si l’Etat n’assume pas ses responsabilités en matière d’hébergement à la hauteur des besoins, la Mairie doit s’engager à ouvrir et prendre à sa charge les bâtiments dont elle dispose pour répondre concrètement aux impératifs de cette situation d’urgence humanitaire.

Il me reste quelques secondes. Je voudrais citer que la Mairie de Paris a son adhésion en attente de l’Association nationale des villes et territoires accueillants. Que défend cette association ? Elle défend que, si c’est de la responsabilité de l’Etat d’avoir une tout autre politique d’accueil sur les politiques migratoires, il faut que les villes s’engagent concrètement à un accueil inconditionnel. Je vous remercie.

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