Retour sur l’agora citoyenne dans le quartier Saint-Blaise du 26 juillet

Mardi soir, au cœur de l’été et entre deux sessions à l’Assemblée nationale, j’étais dans le quartier Saint-Blaise pour rencontrer les habitant-es à l’occasion d’une agora populaire que nous avons organisée sur le thème du pouvoir d’achat. C’était pour moi l’occasion de revenir, un mois après avoir été élue députée du 20ème, dans un quartier où la campagne a été particulièrement belle et fédératrice, dans un quartier qui a très largement voté pour la NUPES au second tour des élections législatives. Saint-Blaise a été un des lieux emblématiques de la campagne, nous y organiserons régulièrement des rencontres et évènements tout au long de mon mandat. 

L’objectif de cette rencontre, au-delà du compte-rendu des premières semaines de mon mandat de députée, était d’échanger avec les habitant.es de ce quartier populaire sur les répercussions dans leur quotidien des hausses de prix et de l’importante baisse de pouvoir d’achat que nous constatons actuellement. Je suis d’abord revenue sur le combat que nous avons mené avec les député-es du groupe LFI-NUPES et des autres groupes de la NUPES contre les propositions du gouvernement, qui se sont avéré être un projet de baisse du pouvoir d’achat : en effet, le texte de loi voté entérine la hausse de 3,5% des loyers, avec une hausse des APL qui est loin de la compenser. Au total, ce sont 39 euros en moyenne par mois et par ménage que les locataires vont perdre suite aux réformes du gouvernement. Je suis aussi revenue sur notre combat pour proposer la taxation des grands groupes profiteurs de crise comme Total, qui tentent de duper les français-es avec des ristournes mais qui ne payent aucun impôt et participent largement à la spéculation financière globale, en grande partie responsable de cette crise du pouvoir d’achat. 

Sous forme d’agora citoyenne, les personnes présentes ont ensuite pris la parole sur la question du pouvoir d’achat, pour apporter un témoignage sur leur quotidien, sur les difficultés, les galères, et sur leurs colères. De nombreuses et nombreux habitant-es se sont succédé-es au micro et ont fait part de leur avis concernant la situation actuelle. Les échanges se sont poursuivi sur la situation politique, les propositions à apporter, les mesures que nous défendons à l’Assemblée.

Cette séquence a été l’occasion d’un très bel échange politique avec les habitant-es du quartier Saint-Blaise, venu-es nombreuses et nombreux. Surtout, les discussions se sont poursuivies bien au-delà du tour de parole. Plusieurs personnes sont venues échanger avec moi ou avec mes collaboratrices et mes collaborateurs, laissant souvent leurs coordonnées pour prendre un rendez-vous rapidement afin d’évoquer plus en détail les problèmes auxquels elles et ils font face.

Comme quoi, lorsque l’on donne l’occasion aux gens de se saisir de la chose publique, des questions qui touchent à la collectivité, elles et ils prennent la part de citoyenneté qui leur incombe et se livrent à des échanges constructifs. Je suis convaincue que l’émancipation collective passe d’abord par l’éducation populaire, par la porosité entre le travail politique, législatif, et les enjeux locaux, la vie de quartier. Cette rencontre à Saint-Blaise l’a confirmé une fois encore.

En fait, cette rencontre avait tout d’une assemblée populaire : nous y avons évoqué la plupart des sujets qui sont discutés dans l’hémicycle depuis plusieurs semaines, et les revendications portées par les habitant-es s’accordaient avec celles que défendent au Palais Bourbon notamment les député-es insoumis-es. Ce lien entre la circonscription et l’Assemblée Nationale est essentiel. L’Assemblée sera bel et bien celle du peuple si les colères exprimées dans les quartiers s’y expriment tout aussi librement. Comptez sur moi pour toujours veiller à la cohérence entre le travail législatif et les revendications populaires !

Investie notamment à l’Assemblée pour faire évoluer les lois sur les problématiques de logement et améliorer les droits des locataires, je suis à votre disposition pour évoquer ces problématiques avec vous, n’hésitez pas à me contacter par mail à danielle.simonnet@assemblee-nationale.fr ou à prendre rendez-vous sur : 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.