Danielle Simonnet

Députée de Paris, Nouveau Front Populaire

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29 janvier 2026Ce mardi 27 janvier, pour la journée nationale de la mémoire de l’Holocauste, j’ai eu l’honneur d’assister à la cérémonie d’hommage aux anciennes et anciens élèves de Belleville morts en déportation, parce que juifs, victime du nazisme et de la collaboration du régime de Vichy. Lors de cette cérémonie très émouvante, les élèves de la primaire du 104 rue de Belleville et du collège Françoise Dolto ont lu les noms des anciens élèves de l’école déportés, pour que nous ne les oubliions jamais.  En France, 76000 juifs dont plus de 11000 enfants ont été déportés par les nazis avec l’aide du gouvernement de Vichy et arrachés à la vie. Au total, 25% de la population juive a été victime de la Shoah. Dans le seul 20ᵉ arrondissement de Paris, plus de 1 000 enfants ont été arrêtés, déportés et presque tous assassinés à Auschwitz entre août 1942 et juillet 1944. Cela représente près du dixième des enfants déportés de France. Le plus jeune d’entre eux n’avait que vingt jours. Alors que les actes antisémites ont explosé après les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre, n’oublions jamais. Nous avons toutes et tous un devoir de mémoire.  En France, entre janvier et octobre 2025, 1 163 actes antisémites ont été recensés. La communauté juive est la plus visée par les actes antireligieux. En 2024, 1 570 faits antisémites avaient été signalés, selon la Dilcrah. Alors que l’on assiste à une stratégie de conquête du pouvoir de l’extrême droite partout dans le monde et en France également, luttons sans relâche contre le racisme et l’antisémitisme.  “Salam, Shalom, Salut”, en arabe, en hébreu, en français, cela signifie “salut”.  La préservation de nos libertés et de notre humanité dépend de notre fraternité et de notre attachement à l’égalité. [...] Lire la suite…
26 janvier 2026Le 26 janvier prochain, l’Assemblée nationale examinera en première lecture la proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » déposée par Mme. Caroline Yadan, députée non-apparentée des français de l’étranger. Si cette loi venait à être adoptée, elle constituerait une menace sans précédent contre la liberté d’expression, la liberté académique et la critique légitime de la politique israélienne. Après l’adoption, en juillet 2025, de la loi relative à « la lutte contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur », ce texte s’inscrit dans une nouvelle instrumentalisation idéologique de l’antisémitisme, visant à criminaliser la critique politique et le travail scientifique. Plus grave encore, en reprenant la définition imprécise de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) — aujourd’hui vivement critiquée, y compris par l’un de ses principaux fondateurs, Kenneth Stern, pour son usage attentatoire à la liberté d’expression —, cette proposition de loi risque de reconduire ce qu’elle prétend combattre, en opérant une assimilation dangereuse entre « l’identité juive » et un État particulier ainsi que sa politique. Le texte confond ainsi la « critique de l’État d’Israël » et la « haine des Juifs » en assimilant l’antisionisme – dont la diversité historique et l’ancrage au sein du judaïsme est pourtant bien documentée – à un acte antisémite. Là est l’essentialisation : considérer les Juifs comme un corps politique unifié et Israël comme un « peuple-État ». Or, comme tout autre État, Israël est une construction historique et politique qui doit être soumise à la critique de ses lois, de ses institutions et de ses politiques discriminatoires et coloniales. Dans son avis du 22 mai 2025 sur cette proposition de loi, le Conseil d’État a souligné son caractère imprécis, potentiellement inconstitutionnel et incompatible avec la Convention européenne des droits de l’homme, en particulier s’agissant de son article 2. Ce dernier crée un nouveau délit « réprimant le fait de provoquer à la destruction ou à la négation d’un État ou de faire publiquement l’apologie de sa destruction ou de sa négation ». Avec l’adoption de cet article, il serait pénalement répréhensible de contester l’extension des frontières de l’État d’Israël, ou de penser et de promouvoir d’autres formes d’organisation politique fondées sur des bases civiques et non ethniques, démocratiques et égalitaires. À la suite des attaques terroristes du Hamas du 7 octobre, Benyamin Netanyahou et son gouvernement d’extrême droite ont fait le choix de violer le droit international, en commettant des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et, vraisemblablement, un crime de génocide. Ces qualifications sont abondamment documentées et rappelées par les décisions de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale, fondées sur la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide adoptée en 1948. Comme le rappelle un collectif de citoyens et citoyenne d’origine juive militant pour le respect des droits nationaux des peuples israélien et palestinien dans cette tribune (https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/en-penalisant-toute-critique-de-la-politique-disrael-la-proposition-de-loi-yadan-naidera-pas-a-lutter-contre-lantisemitisme-20260122_UNVTV5LIE5FINDFN6W6E2HFJSE/), au moins 70 000 Gazaoui·es de tous âges sont mort et l’ensemble des infrastructures vitales du peuple palestinien ont été détruites. Il est donc plus que jamais nécessaire de documenter les violences et que des voix critiques s’élèvent pour  penser un autre avenir pour ce territoire. La lutte si nécessaire contre l’antisémitisme et tous les racismes ne peut se faire que dans le respect de nos principes républicains. C’est la raison pour laquelle je voterai contre cette proposition de loi. Je continuerai sans relâche mon soutien et mon implication dans toutes les initiatives de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Source : https://aoc.media/opinion/2026/01/11/la-lutte-contre-lantisemitisme-ne-doit-pas-porter-atteinte-aux-libertes-dexpression-et-academique/ [...] Lire la suite…
11 décembre 2025Le Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale (PLFSS) va-t-il améliorer les conditions d’accès aux soins ou les dégrader ? Alors que l’hôpital craque de toutes parts, que les soignants sont en grande souffrance et les patients en danger, la situation va-t-elle enfin changer ? C’est la question qui a déterminé notre vote à l’assemblée nationale.  Et la réponse est non. Nous avons donc voté contre.  Chaque année, on compte 80 Mds€ d’exonération de cotisations sociales dont près de 5,5 ne sont pas compensées par l’Etat, ce qui explique en grande partie la dette de la sécu. Avec le groupe écologiste et social, nous avons mené nombre de batailles. Presqu’aucun de nos amendements côté recettes n’a été soutenu par le gouvernement, ni contre les exonérations de cotisations, ni sur la contribution de l’industrie pharmaceutique qui dégage des profits colossaux, ni sur les primes d’intéressement des hauts salaires qui devraient être soumis à cotisations. Nous avons néanmoins gagné la hausse de la CSG sur les revenus du capital, mais dans une version épargnant la rente des propriétaires et les plus values financières à la demande de la droite. Nous avons gagné 4,5 Mds€ de compensation de l’Etat, mais sans aucune garantie de leur provenance dans le PLF à venir.  Notre détermination n’a néanmoins pas été vaine : nous avons réussi à supprimer nombre d’horreurs présentes dans le texte, concernant les apprentis, les chèques vacances, les tickets restaurant qui devaient être soumis à cotisation et surtout sur les pensions de retraites et minimas sociaux qui devaient subir une année blanche. Espérons que le renoncement au doublement des franchises médicales ne réapparaîtra pas par un décret ultérieur. Le décalage de la réforme des retraites, qui donne raison aux mobilisations sociales et politiques historiques de 2024 et constitue un gain d’un trimestre pour 300 000 personnes, a été adopté. Mais il reste d’autres “horreurs”, comme la chasse aux arrêts de travail, la tarification à l’acte dans le médicosocial, la taxe sur les mutuelles qui pèsera lourd pour les non salariés, chômeurs, retraités et indépendants, le bonus malus sur l’hôpital visant à imposer des coupes et la participation financière infligée aux étrangers hospitalisés. Dans une situation de crise dans le bloc central, le groupe écologiste a pu jouer un rôle central dans les derniers “bougés” du texte. Sous notre pression, le gouvernement a été contraint d’augmenter les moyens de l’ONDAM (Objectif national des dépenses de l’assurance maladie). Mais pour nous le compte n’y était pas. On n’atteint pas le niveau de l’an dernier, en tenant compte de l’augmentation des besoins dû au vieillissement de la population. Ce budget ne permettra pas d’éviter  de nouveaux drames aux urgences où des patients meurent de pathologies soignables avant même d’avoir pu voir un médecin… Nous avons, tout au long de la bataille parlementaire sur ce texte, tenté d’arracher ce qui pouvait l’être, sans jamais renoncer à nous opposer à Macron et son gouvernement.  Au-delà de ce budget 2026, alors que la sécu fête ses 80 ans, ayons bien conscience que droite et extrême droite n’ont qu’un même projet, remettre en cause notre modèle de protection sociale. Mais comment battre l’extrême droite et gagner en 2027 quand la gauche est si divisée ?  Nos différences sur le vote du PLFSS ne sont pas à minimiser : le PS a voté “Pour”, contribuant indirectement à sauver Lecornu. La FI a voté contre, comme nous, mais elle s’est opposée à certaines avancées comme le décalage de la réforme des retraites et une hausse de 3 Md€ de l’Ondam !  Et pourtant, ces vraies divergences stratégiques ne doivent pas nous faire changer de boussole : seule l’unité de toute la gauche sur un programme de rupture avec le macronisme permettra de battre le RN. [...] Lire la suite…
20 novembre 2025Ce lundi 17 novembre, j’ai eu le privilège de vivre au Toutéla un moment d’intelligence collective rare : un atelier des lois mené avec les salarié·es de la Compagnie du 20ᵉ, pour imaginer comment pérenniser, étendre et renforcer l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD). Une après-midi intense, émouvante, portée par une fierté collective : celle d’un quartier qui refuse la fatalité et invente des solutions. Le dispositif Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée dans le 20e : Le dispositif repose sur une conviction forte : personne n’est inemployable et chacun a droit à un emploi digne. L’idée est simple : le travail est un droit, il n’existe pas de personnes “inemployables”, seulement des emplois mal adaptés, et ce ne sont pas les travaux utiles qui manquent, mais leur financement. Dans le cadre de cette expérimentation, depuis 2021, La Compagnie du 20ᵉ propose donc aux personnes en chômage de longue durée un CDI pour exercer des activités utiles au territoire, non concurrentes de celles déjà présentes. Ces emplois sont conçus à partir des compétences et des envies des personnes, tout en répondant aux besoins concrets du quartier.Le projet a donné naissance à de nombreux lieux solidaires dans le quartier Fougères–Le Vau à l’image du Café des Liens pour se retrouver, La Parenthèse pour le répit parental, la Sourcière du 20ᵉ pour le réemploi et l’animation locale, ou encore le Toutéla, tiers-lieu culturel et solidaire où s’est tenu notre atelier. Partout, cette démarche se traduit par des emplois qui favorisent les échanges et la participation de chacun, répondent aux besoins des habitants et contribuent à la vitalité, à la solidarité et à la cohésion du quartier. L’atelier des lois L’atelier des lois a été une véritable expérience d’éducation populaire. Pendant plusieurs heures, nous avons exploré l’expérience concrète des personnes employées dans le cadre de Territoire Zéro Chômeur. Les salarié·es ont pu partager ce que signifiait pour elles et eux un emploi stable et utile, et comment cela transformait leur quotidien, leur confiance et leur place dans le quartier. Au fil de leurs réflexions, témoignages, anecdotes et échanges autour des limites et des priorités à inscrire pour le dispositif, mon équipe et moi avons en parallèle rédigé ce que pourrait être la loi destinée à prolonger et étendre l’expérimentation TZCLD, qui sera discutée à l’Assemblée nationale en janvier 2026. Au-delà de la dimension législative, cette rencontre a montré que la construction des lois peut et doit se faire avec celles et ceux qui vivent concrètement les dispositifs. C’est en partant du terrain et en écoutant les habitants et les salarié·es que nous pourrons créer des règles rendant le droit à l’emploi effectif et durable pour toutes et tous. Cette rencontre conviviale et forte, a renforcé ma conviction : Territoire Zéro Chômeur n’est pas seulement un projet économique et social, c’est un projet profondément humain, capable de changer des vies et de réinventer notre conception de l’emploi et de la solidarité. Merci à toutes et tous pour ce moment ! [...] Lire la suite…
5 novembre 2025Ce jeudi 23 octobre, pour la première fois dans le 20e, nous avons partagé un beau moment d’énergie et de solidarité en nous retrouvant, ensemble, en assemblée de femmes ! Nous, femmes, constatons qu’il existe encore trop peu de lieux où l’on puisse vraiment se rencontrer, échanger et se retrouver entre nous. Nous avons un rôle de premier plan à la fois dans la sphère privée, familiale, publique, associative et militante, pourtant nous sommes souvent invisibilisées. Nous avons donc souhaité créer un espace libre, solidaire et vivant, où chaque femme peut s’exprimer, apprendre, agir et tisser des liens. À l’initiative de Danielle Simonnet, députée du 20ᵉ, nous étions donc plus d’une cinquantaine à participer à cette première Assemblée. Ensemble, nous avons choisi de poursuivre cette belle dynamique autour de quelques envies simples : faire de l’Assemblée des femmes un espace vivant de sororité, de partage et de respiration, où chacune peut se sentir écoutée et soutenue ; agir concrètement en tissant des solidarités entre générations, parcours et luttes ; se former pour mieux connaître nos droits et renforcer notre pouvoir d’agir collectif ; enfin, faire entendre nos voix dans l’espace public, en rendant visibles les inégalités et en défendant haut et fort nos droits. Afin de se retrouver à nouveau pour continuer à bâtir cet espace vivant, fort et solidaire, c’est avec enthousiasme que nous invitons toute,  à notre prochaine assemblée qui aura lieu le jeudi 11 décembre dans un lieu que nous vous communiquerons bientôt. Gardons-nous fières ! [...] Lire la suite…
4 novembre 2025Le Premier ministre Lecornu avait promis de vraies ruptures avec les budgets de l’an dernier et des compromis avec les différents groupes d’opposition en vue de son adoption.  A l’arrivée, les budgets présentés sont les mêmes que sous Bayrou en pire et aucun compromis n’est à l’horizon pour taxer les riches.  Les très hauts revenus sont toujours aussi peu taxés et la taxe Zucman rejetée, bien qu’elle ait été adoptée l’an dernier dans la proposition de loi de Clémentine Autain et Eva Sas. Pour défendre les milliardaires et les cadeaux aux grandes entreprises, payés par les plus modestes et la casse des services publics, on assiste à l’alliance des droites et de l’extrême-droite.  Cette stratégie s’est d’ailleurs illustrée lors de la journée de niche du RN. Pour la 1ère fois, un texte du RN a été adopté, avec le soutien de LR, d’Horizons le parti d’Edouard Philippe, et grâce à l’absence des ⅔ des députés macronistes. Il suinte la revanche des nostalgiques de l’OAS et ne vise qu’une chose, diviser le peuple et attiser le racisme sur le dos des près de 5 millions de franco-algériens.  Le temps file et il est possible que le budget ne soit pas adopté avant le délai imparti, permettant au gouvernement par le biais d’ordonnances de faire ce qu’il veut et d’imposer sa politique même sans 49-3. Alors reste le récit : qui portera la responsabilité de ce fiasco ? C’est dans ce contexte que le Premier Ministre a sorti de son chapeau la proposition d’une réunion avec les représentants de tous les groupes politiques, RN compris. Elu.es sur une stratégie claire contre l’extrême-droite, nous avons refusé de participer à ces discussions.  Nous continuons de défendre qu’un tout autre budget est possible et restons prêts à en discuter avec le gouvernement s’il acceptait enfin un compromis favorable à la justice sociale et écologique.  [...] Lire la suite…

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