Lettre aux associations du 20e

Madame, Monsieur,

Comme vous le savez, la situation politique est préoccupante. A quelques jours d’un vote de confiance qui devrait marquer la fin du gouvernement Bayrou, une chose est claire : le projet de budget porté par le gouvernement, comme la politique de Macron dans son ensemble, sont une catastrophe pour le pays comme pour les associations et la vie associative.

Pour financer les multiples cadeaux faits aux plus riches et aux grandes entreprises depuis 2017, il entend imposer une politique d’austérité d’une violence inégalée. Nous savons déjà à quel point les financements aux associations souffrent des politiques d’économie budgétaire depuis des années, notamment par les baisses de dotations aux collectivités qui impactent directement le financement public au monde associatif. Ce sont aussi les habitant-es des quartiers populaires qui seront le plus durement touchés par les mesures prévues, qui attaquent les droits des malades à l’assurance maladie et augmentent le temps de travail avec la suppression de 2 jours fériés.

Dans le même temps, les plus riches sont exonérés du moindre effort, puisque le gouvernement persiste à refuser de mettre en place l’impôt plancher de 2% sur le patrimoine des 1.800 plus riches du pays (taxe Zucman), pourtant voté par l’Assemblée nationale suite à la proposition des députées Clémentine Autain et Eva Sas. Cette taxe à elle seule rapporterait 20 milliards dans les caisses de l’Etat. La mairie de Paris doit aussi bien plus s’engager dans la résistance à ces politiques d’austérité afin de garantir l’indépendance des associations et d’endiguer le véritable plan social qui est en cours avec la perte d’emplois massive dans l’ensemble du secteur associatif.

Heureusement, ce budget est tombé avec le Premier ministre le 8 septembre. Nous devons nous mobiliser avec force pour que cela signe également la fin de la politique de Macron, et que soit enfin respecté le résultat des urnes de juillet 2024, qui a placé en tête le Nouveau Front Populaire.

Une mobilisation populaire d’ampleur s’organise autour notamment du 10 et du 18 septembre.

Soyons au rendez-vous !

Ensemble, nous devons construire l’après-Bayrou, en nous mobilisant pour une autre politique qui parte des besoins des habitant-es et mette les moyens nécessaires pour faire vivre nos associations. Pour cela, les forces politiques, sociales, associatives, citoyennes qui ont permis la victoire du Nouveau Front Populaire l’an dernier ont un devoir impérieux et urgent : l’unité.Ce n’est qu’en étant uni-es que nous pourrons battre l’extrême-droite et son programme raciste, et imposer enfin des avancées concrètes pour la justice sociale, écologique et démocratique.

L’Après, dont nous sommes membres, est investie pour défendre cette unité dans toutes les échéances à venir : mobilisations sociales, élections législatives en cas de dissolution, élection municipale parisienne, et surtout élection présidentielle. Nous vous invitons à nous rejoindre si comme nous vous souhaitez défendre l’unité sur la base d’un programme de transformation radicale de la société : rejoignez-nous en cliquant sur l-apres.fr !

En cette rentrée, nous souhaitons enfin nous adresser à vous tou-tes, président·es d’association, membres de leur bureau, salarié.e.s ou simples bénévoles ou adhérent·es, pour vous exprimer tout notre soutien et notre reconnaissance pour vos engagements multiples, vous qui êtes un maillon essentiel de la vie sociale et démocratique de notre arrondissement ainsi que de la solidarité. Nous vous réaffirmons notre disponibilité pour vous rencontrer, écouter et relayer vos problèmes, vos propositions, soutenir les projets que vous porterez.

Belle année à toutes et tous !

Danielle Simonnet

Députée du 20e arrondissement (15e circonscription)

Laurent Sorel

Conseiller de Paris, élu du 20e

Nos propositions pour les associations :

A l’Assemblée nationale, avec le Nouveau Front Populaire : 

  • Relancer la création d’emplois aidés pour les associations, notamment sportives et d’éducation populaire
  • Arrêter le Service National Universel (SNU) pour soutenir à nouveau les associations de jeunesse et d’éducation populaire
  • Abroger le contrat d’engagement républicain liberticide pour les associations
  • Défendre et renforcer les libertés syndicales et associatives et en finir avec leur répression

Au niveau municipal, à Paris et dans le 20e : 

  • Généraliser les financements par subventions de fonctionnement attribuées pour trois ans, et mettre fin à la logique d’appels à projet
  • Augmenter les financements associatifs pour être proportionnés aux besoins et encourager l’engagement citoyen en respectant la liberté et l’autonomie des associations dans la définition de leurs projets et actions.
  • Instaurer une règle municipale fixant dans chaque quartier une surface minimum de locaux associatifs par habitant, et mettre àdisposition pour les associations des locaux vacants à des prix très modérés.
  • Développer l’affichage associatif, d’opinion et d’expression citoyenne
  • Mettre en place une régie municipale permettant la mise en commun de salles de réunion et de locaux pour leurs activités, de matériels (barnums, sonos, tables, chaises, etc)
  • Augmenter les moyens des Maisons des associations
  • Impliquer davantage les associations dans l’élaboration des projets et les prises de décisions, à tous les échelons de la vie publique locale : recréer là où ils ne se réunissent plus, des conseils de la vie associative (CICA), avec un ordre du jour décidé par les associations 
  • Poursuivre la mise en place du Conseil parisien des associations, en garantissant la possibilité pour ce conseil de formuler des vœux, qui devront être présentés et soumis au vote du Conseil de Paris.
Retour en haut