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"À Paris, place au peuple !"

Voeu relatif aux primes liées à la situation de crise sanitaire pour les agent.es de la Ville de Paris et du CASVP

Mon vœu est sur deux aspects : la question de la prime pour les agents en télétravail et la question de la prime du CASVP.

Sur la prime du CASVP, heureusement mon vœu n’est plus d’actualité. Je tiens à saluer la victoire des agents du CASVP, c’est-à-dire ceux qui travaillent dans les E.H.P.A.D., les aides à domicile, en soins infirmiers, les centres d’hébergement. Auparavant, la Ville avait décidé de conditionner, comme à Monoprix, la prime au temps horaire effectué. Résultat : ceux qui avaient contracté le Covid, parfois sur leur lieu de travail, se retrouvaient exclus de la prime Covid. Heureusement leur mobilisation a eu raison de ce scandale, mais vous me le confirmerez, et la prime est bien accordée à toutes et tous.

L’autre problème que je soulève est que, dans le compte rendu du comité technique central du 4 juin 2020, il y a eu un engagement de la Ville très clair qui était d’accorder une prime de 330 euros pour les agents en télétravail. Mais il y avait un autre terme accolé : “particulièrement mobilisés” ; c’est là que le bât blesse. Que veut dire des “agents en télétravail particulièrement mobilisés” ? Comment se fait l’évaluation objective de cela ?

Dans les faits, les agents se sont sentis trahis. Les agents de la Ville de Paris, qui ont pris sur eux, dans des conditions pas faciles, parce qu’ils ont investi dans du matériel pour travailler de chez eux, dans des conditions souvent dégradées (petit écran, matériel personnel, connexion moins fiable, ordinateur partagé, augmentation des coûts), dans une situation à la maison où il y avait aussi les enfants, etc.

Tout cela était très compliqué et on ne peut pas exprimer notre reconnaissance pour le dévouement des agents de la Ville, dans cette période si compliquée que fut celle du confinement, ni continuer à encourager le télétravail pour les agents qui le peuvent, lorsqu’on fait une promesse de prime de 330 euros pour finalement la réduire à une infime minorité et dans une totale subjectivité et opacité. Les agents ont le sentiment que cela a été donné à la gueule du client, et comme par hasard que ce sont ceux qui sont dans la hiérarchie qui récupèrent la prime plutôt que les plus petits.

Mme Danielle SIMONNET.- Donc il faut absolument que cette prime soit accordée sans condition à toutes et à tous.

Je vous remercie.

Mon vœu a été rejeté.