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"À Paris, place au peuple !"

Vœu relatif à la situation des exilé.es

La situation, n’en déplaise à la droite qui visiblement ne veut pas le reconnaître, est celle d’une urgence humanitaire y compris dans les rues de Paris, voilà. La situation est extrêmement problématique.

Alors, je souhaiterais à travers ce vœu alerter une fois de plus sur la stratégie de l’État et la stratégie notamment de la Préfecture de police qui opère une chasse systématique de Paris des exilés en les empêchant de s’installer dans la capitale et en les repoussant dans les communes proches et au-delà du périphérique.

C’est encore ce qui s’est passé le 22 septembre dernier, où un groupe de 150 personnes, dont 44 enfants, a été repoussé pendant plusieurs heures le long du canal de Saint-Denis jusqu’à Aubervilliers, ne le laissant s’installer pour la nuit qu’à 1 heure du matin avec l’obligation de repartir avant 6 heures le matin.

Cette situation est totalement celle d’un harcèlement des familles à la rue, brutal, inhumain, et qui plus est totalement irresponsable dans le contexte sanitaire actuel. Il est temps que le Gouvernement, que l’État, prenne la mesure de l’urgence humanitaire et mette les moyens adéquats.

Mais ce faisant, nous passons de Conseil de Paris en Conseil de Paris à interpeller le Gouvernement pour qu’il assume sa responsabilité. Alors je sais que la Ville essaye de trouver des lieux à disposition et continue le bras de fer et arrive d’ailleurs, parfois, à ouvrir des lieux et à obtenir le cofinancement avec l’État, mais on sait bien que malgré cette action volontariste de la Ville, on est en deçà de la réponse aux besoins.

Donc, je souhaite qu’on aille au-delà de simplement cette bataille et ce bras de fer avec le Gouvernement et qu’on assume qu’il est préférable, comme vous venez de le dire justement, Monsieur Ian BROSSAT, que les hommes et les femmes soient à l’abri plutôt qu’ils crèvent à la rue pour reprendre vos termes.

Donc là, quand il y a encore 150 personnes à la rue, oui, soit on réquisitionne, soit on trouve les lieux et on assume de financer seul si l’État ne veut pas se mettre au cofinancement, plutôt que de laisser les gens crever à la rue comme vous avez bien dit précédemment.

Or, ce n’est pas ce que nous faisons. C’est pour cette raison que je maintiendrai mon vœu, même si je voterai celui de l’exécutif. Je maintiendrai mon vœu également.