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"À Paris, place au peuple !"

Vœu de soutien aux personnels de la psychiatrie parisienne

Mon intervention : 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Toujours le mercredi 22 janvier dernier, avec d’autres élus de cet hémicycle, je pense notamment à la maire du 14e Carine PETIT, également la conseillère de Paris, Léa FILOCHE, nous avons participé au rassemblement de la psychiatrie parisienne, le rassemblement national des personnels de la psychiatrie. C’était également l’occasion de la valorisation du lancement du manifeste “Printemps de la psychiatrie”.

En effet, la psychiatrie est à l’agonie. Le constat est extrêmement alarmant : sous-effectifs de soignants massifs, fuite des médecins, recours inconsidérés aux mesures coercitives, violences, tyrannie du chiffre, manque de places d’accueil. Ces situations n’épargnent pas, au contraire, la psychiatrie parisienne.

Il faut savoir qu’un jeune adolescent qui veut avoir un rendez-vous dans un C.M.P. peut attendre plus d’un an, il faut savoir que les urgences de la psychiatrie, quand vous avez un sous-effectif, cela veut dire que si, à un moment donné, un internement est nécessaire, le personnel n’a pas le temps de convaincre, mais ce sont des mesures coercitives. On revient donc à des pratiques que l’on pouvait croire oubliées à jamais.

Dans ce contexte… Oui, c’est le retour de la camisole.

Il faut savoir qu’on se dirige vers un grand G.H.U., groupement hospitalier universitaire de Paris, psychiatrie et neurosciences, avec le regroupement de Maison-Blanche, de Sainte-Anne et de Perray-Vaucluse, avec évidemment des problèmes d’effectifs, des problèmes de conditions de travail qui vont être terribles. Après les mobilisations des Blouses noires au Rouvray à Rouen, des “Perchés” du Havre, des “Pinel en Lutte” d’Amiens, la psychiatrie parisienne unifiée lance son cri d’alerte ; il faut à tout prix que nous l’entendions.

A travers ce vœu, je souhaite que nous soutenions leur demande d’un moratoire sur la fusion en G.H.U., de nouvelles négociations réelles engagées sur les effectifs et les conditions de travail et de vie des personnels dans l’intérêt à la fois des patients et de la qualité des soins.

Je ne ferai pas de parallèle avec l’actualité, mais je sais que les médias en font beaucoup aujourd’hui.

 

Mme Danielle SIMONNET. – A chaque nouvelle mobilisation, je représenterai mon vœu : travaillé avec les représentants syndicaux.

 

Mon vœu : 

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