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"À Paris, place au peuple !"

Soutenons les artistes et artisans dont l’activité est touchée par la crise

Oui, alors, d’abord, évidemment, je salue la mesure d’exonération de loyers pour les locaux d’activité, à la fois de commerces, d’associations, de petites entreprises, qui ont perdu la totalité ou une partie de leurs revenus. Donc, c’est une bonne chose. Et d’ailleurs, je m’appuie justement sur ces mesures d’exonération qui ont été possibles pour qu’elles soient étendues – mais c’est dans un autre vœu – aux ménages qui ont perdu la totalité ou partiellement leurs revenus. Cela me semble important, mais on en parlera plus tard.

Là où j’attire votre attention, c’est que je trouve que, dans la délibération, vous n’abordez pas tous les cas de figure. Je voudrais attirer votre attention sur le cas de figure de ceux qui ont leurs locaux d’activité, artistes ou artisans, notamment au “Frigo”, dans le 13e arrondissement, parce qu’ils sont assujettis à des loyers. Alors, certes, ils sont dans des situations particulières parce qu’ils n’ont pas forcément été empêchés de travailler, même si, pendant la période du confinement, le fait de se déplacer, il n’était pas aussi évident que cela pour rejoindre leurs locaux d’activité. Mais, de fait, ils ont eu zéro commande. Et qui dit zéro commande, dit zéro revenu. Et si on ne leur applique pas l’exonération de loyer et qu’on leur applique, par exemple, un échéancier de remboursement, ils sont dans une situation où ils sont déjà… Ils étaient déjà, pour la plupart d’entre eux, dans une situation de précarité, et pour certains, avec des problématiques d’impayés de loyers. On parle bien de locaux d’activité. Je veux dire, ce n’est pas en étalant qu’ils vont tout d’un coup y arriver. Certains auront peut-être la bonne surprise d’avoir des bons de commande, mais enfin, pour la plupart, la précarité était déjà antérieure au Covid et elle s’est aggravée par, carrément, zéro commande, zéro entrée.

Donc, je souhaiterais, à travers l’amendement que je présente, que les activités des “Frigos” soient bien prises en compte dans la délibération et aussi que l’on fasse attention. C’est-à-dire que, là, vous conditionnez l’octroi des exonérations à ceux qui n’ont pas d’arriérés. Moi, je pense qu’il faut quand même regarder au cas par cas. Parce que, je veux dire, ceux qui sont justement dans une situation de difficulté, et donc, en arriéré, on ne va pas leur infliger la double peine et ne pas leur faire bénéficier des exonérations. Je veux dire, cela ne tient pas la route, ce n’est pas cohérent. Donc, voilà.

Je pense que vous aurez compris l’esprit de cet amendement. Je n’ai pas eu de retour sur cet amendement, donc j’espère qu’il est pris en compte. Je pense important que l’on marque notre soutien aux artistes et aux artisans, et donc, typiquement les artistes et artisans des “Frigos”.

Je vous remercie.