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"À Paris, place au peuple !"

Communication sur l’égalité Femmes-homme et les droits des femmes à Paris

 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Mes chers collègues, rappelons sans cesse les chiffres de la domination patriarcale : les femmes effectuent 66 % du travail mais ne touchent que 10 % des revenus, on travaille gratuitement depuis le 6 novembre à 15 heures, en France l’écart salarial moyen est au moins de 26 %, 177 féminicides ont été recensés en 2016 et 75.000 femmes déclarent avoir été violées chaque année.

Un an après “MeToo”, aucune réforme ou avancée n’a été concédée sur le terrain de la lutte pour l’égalité par Marlène SCHIAPPA. Quand on ferme une maternité, lorsqu’on touche au droit du travail, qu’on instaure un système de retraite à points, ce sont bien les femmes qui seront les premières pénalisées. Si MACRON poursuit son attaque de la laïcité, ce seront aussi les femmes qui en pâtiront. Quand la Région Ile-de-France décide de supprimer des agents sur des lignes de métro, c’est d’abord et avant tout la sécurité des femmes qui se trouve fragilisée. Quand la Ville de Paris prend du retard dans la déprécarisation des agents, ce sont les inégalités salariales femmes/hommes qui ne progressent pas comme nous le souhaiterions.

Néanmoins, je tiens à saluer certaines mesures extrêmement importantes dans ce rapport, dans votre politique, comme la création d’une Cité des femmes et de l’égalité, la budgétisation sensible au genre, l’augmentation des subventions aux associations, l’ouverture de salons de l’Hôtel de Ville pour l’accueil des femmes S.D.F., même si l’on sait bien sûr que le nombre de places reste très en deçà des besoins, le projet positif d’un accueil de jour mutualisé avec le Département de Seine-Saint-Denis, qui sera ouvert à toutes les jeunes filles victimes de violences et qui pourront s’informer sur le droit et seront accompagnées pour leur protection et leur autonomie.

Je tiens à présenter un vœu que je rattache à cette communication et qui s’appuie sur l’expérimentation de la Ville de Nantes, qui prévoit l’ouverture en 2019 d’un centre unique en France pour les femmes victimes de violences, avec une approche globale, gratuite, accessible en permanence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, à toutes les femmes et assurant dans un même lieu un accompagnement médical, juridique, social, psychologique, d’accès aux droits ainsi que des hébergements d’urgence.

Je propose donc que la Ville de Paris envisage la création sur le territoire parisien d’un ou plusieurs centres d’accompagnement global des femmes de ce type.

Mes chers collègues, depuis le mouvement salutaire “MeToo”, “BalanceTonPorc”, je souhaite vraiment, comme cela a été dit précédemment par Léa FILOCHE, que la manifestation de ce 24 novembre, “Nous toutes !”, matérialise une nouvelle mise en mouvement citoyenne féministe. Comme le dit l’hymne des femmes : “Le temps de la colère, les femmes, notre temps est arrivé, connaissons notre force, les femmes, découvrons-nous des milliers”.

 

Mon vœu rattaché : 

Vœu relatif à des centres d’accompagnement global des femmes victimes de violences, Rattaché à la délibération DDCT 173 Communication de la Maire de Paris sur l’égalité femme-homme et sur les droits des femmes à Paris