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"À Paris, place au peuple !"

Le centre d’hébergement d’urgence de la rue Exelmans (16e)

 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Mes chers collègues, évidemment je voterai pour cette délibération, d’abord c’est la preuve que l’on y arrive, pourtant on en a eu des séances et des séances où toujours les mêmes s’opposaient à chaque fois qu’il y avait un projet soit de logement social, soit de centre d’hébergement dans le 16e arrondissement de Paris.

Le 16 e arrondissement, comme cela a été rappelé par Léa FILOCHE, est un des arrondissements où la part de logements sociaux est la plus faible. Alors, on est toujours dans la caricature sur cet arrondissement que décrit Monique PINÇON-CHARLOT dans ses travaux sociologistes sur l’entre-soi des riches. L’exemple du 16e arrondissement, hélas, s’illustre toujours.

C’est important à chaque fois que nous avons la possibilité d’implanter dans cet arrondissement aussi, à la fois du logement social et des centres d’hébergement.

Deuxième chose à noter sur cette délibération, on utilise l’intercalaire pour permettre à des associations de mener leurs activités, et là on a un centre d’hébergement pour réfugiés de 100 places, demandeurs d’asile de 150 places, centre pour les familles de 50 places.

Au vu de la nature de ces activités, le loyer proposé est plutôt de l’ordre du symbolique puisqu’il s’agit, je crois, de 100 euros par an pour l’occupation de ce site. Et la ville de décrire que finalement, c’est une perte de recettes consentie par la ville à raison de 699 900 euros par an.

Je pense que l’on ne démultiplie pas suffisamment le nombre d’opérations équivalentes qu’il est possible de faire avant que de gros travaux sur un bâtiment soient programmés et puissent se faire. Il faut absolument le développer.

En revanche, pourquoi le cadre du domaine intercalaire se retrouve toujours sur les centres d’hébergement, or on a un besoin pérenne de centres d’hébergement ? On voit bien que ces 250 places finalement restent totalement en-deçà des prévisions, que ce soient des problèmes d’hommes et de femmes sans domicile fixe, que ce soit la problématique des exilés, ou la problématique des mineurs isolés étrangers, on manque de places dans des centres d’hébergement adaptés à Paris. Il va bien falloir passer un cran supérieur à mon avis dans la démultiplication de ce type d’opération. Je vous remercie.