Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Moins de CICE, plus d’emplois jeunes et de moyens aux Missions locales !

On sait tous que la situation du chômage des jeunes et de la précarité des jeunes dans leur nouvelle entrée sur le marché du travail est totalement impactée par la crise sanitaire et la crise sociale inouïe que nous connaissons. Il serait du coup tant qu’on interpelle le Gouvernement pour qu’il change complètement de braquet, parce qu’on voit bien que son plan de relance n’est pas un plan et ne relance strictement rien, et concernant la question terrible du chômage des jeunes, ne va strictement rien résoudre et est totalement en deçà de la réalité.

Pour mémoire, souvenez-vous l’argent qui avait été alloué par le biais du C.I.C.E., qui avait finalement correspondu à l’équivalent de la création de 100.000 emplois pour 90 milliards d’euros, soit 15.000 euros par mois par emploi. Ça vous donne la mesure complètement invraisemblable.

Si au lieu de faire tout cela, le Gouvernement décidait d’engager des moyens pour créer des emplois jeunes qui correspondent à des besoins réels, et si nous assumions le développement d’emplois publics, eh bien on donnerait d’autres moyens pour lutter contre le chômage des jeunes.

Vous allez me dire que vous me trouvez un peu à côté du sujet de la Mission Locale et je pense que non, parce que je souhaiterais moi aussi à mon tour féliciter, saluer et rendre hommage au travail formidable de la Mission Locale et de ses conseillères et conseillers en insertion professionnelle, mais à un moment donné la Mission Locale ne peut pas créer d’emplois. Elle ne peut pas créer d’emplois pour les jeunes. On ne peut pas croire que l’accompagnement des jeunes pour leur permettre une insertion sociale et professionnelle serait lié au fait que les jeunes n’y arriveraient pas et seraient moins bons que d’autres pour rentrer dans la vie active. Ils ne sont pas responsables et n’ont pas à être rendus responsables de la situation de pénurie d’emplois, de la situation actuelle dans cette mise en concurrence de l’ensemble des salariés.

Maintenant que j’ai dit cela, réfléchissons aux moyens qu’on alloue à la Mission Locale. Je pense que nous n’allouons pas suffisamment de moyens à la Mission Locale pour qu’elle puisse faire son travail vis-à-vis des jeunes, et faire un travail vis-à-vis d’un public vulnérable qui bien souvent a une estime de soi brisée par des situations antérieures d’échec scolaire, qui bien souvent cumule des situations sociales extrêmement précaires, et pour faire la multitude d’actions dans laquelle elle s’engage, à savoir à la fois “le cœur” de métier des conseillers en insertion professionnelle, les entretiens et l’accompagnement de jeunes dans la recherche et la réorientation de la construction de leur projet professionnel, mais aussi tout le travail qu’elle développe hors les murs, avec les clubs de prévention, ou comme cela a été cité avec la C.P.A.M. pour la question de l’ouverture des droits des jeunes. Tout ce travail-là, elle le fait avec finalement très peu de moyens.

J’aimerais bien qu’un jour on compare les moyens alloués par exemple à l’Ecole de la deuxième chance dont, je pense, tout le monde salue le travail formidable, et les moyens alloués à la Mission Locale. J’aimerais qu’on augmente les moyens alloués aussi aux missions locales, même si elles ne sont pas totalement équivalentes, évidemment, mais pour qu’on se rende compte que tout d’un coup on met beaucoup de moyens dans certaines structures, on voit que cela marche, et pourquoi les structures que nous avions auparavant, on ne leur donne pas aussi la possibilité d’avoir accès à autant de moyens pour pouvoir réaliser leurs missions ?

Évidemment, vous l’aurez compris, je soutiens pleinement cette délibération, mais je souhaiterais que la Ville s’engage à développer bien plus de moyens pour la Mission Locale, même si, soyons-en conscients, la politique pour l’accès des jeunes à l’emploi relève aussi d’une politique nationale qui enfin rompt avec la logique jusqu’à présent qui veut donner des milliards sans aucune contrepartie à des entreprises qui aujourd’hui montrent à quel point elles licencient.