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"À Paris, place au peuple !"

MDPH : des mois sans aides pour des personnes en situations de handicap, ça n’est pas acceptable !

– Je voterai également, évidemment, cette délibération. Pour ce qui est de l’enthousiasme, on verra les évolutions après parce qu’il y a une vraie situation problématique au niveau de la “Maison départementale parisienne du handicap”. Il faut regarder la réalité en face. Je pense que vous avez, toutes et tous, je l’espère, soit rencontré des associations de personnes en situation de handicap, soit discuté avec des personnes en situation de handicap, et qui vous racontent toutes leur calvaire quand il faut aller démarcher la M.D.P.H. Non pas que les gens de la M.D.P.H. ne soient pas dévoués, mais parce qu’ils sont, par ailleurs, en sous-effectif. Il faut absolument augmenter les moyens et les effectifs de la M.D.P.H. pour que l’on puisse réduire déjà les délais pour l’obtention d’une aide. Les délais pour obtenir une aide devraient être d’un mois maximum. Or, là, on est sur des périodes bien souvent extrêmement longues et c’est extrêmement problématique. Parce que, bien souvent, ce sont des personnes qui sont déjà dans une situation de très grande précarité et cette attente sans droits est des plus problématiques.

Il faut aussi garantir une meilleure formation à tous les travailleurs sociaux qui interviennent dans la constitution des dossiers de la M.D.P.H. pour faciliter vraiment l’accès aux droits que la M.D.P.H. doit accorder. Et pour lutter contre le non-recours aux droits, qui doit être la problématique centrale de la Ville dans ses politiques sociales, et en même temps accélérer les procédures, je pense qu’il faut revoir le mode d’étude des dossiers par la M.D.P.H. Parce qu’en fait, une personne peut venir en ayant connaissance d’une aide et venir pour une aide, et pour autant, il est important que l’on fasse le bilan avec elle, que l’on puisse voir aussi toutes les aides auxquelles elle peut avoir droit et auxquelles elle n’a pas pensé. Ce travail, dans la lutte du non-recours aux droits, me semble essentiel et demande à être l’objet d’une formation des professionnels afin que l’on arrête de n’étudier que l’aide pour laquelle une demande a été effectuée.

Et puis, je pense que, comme tout service public, la garantie de l’évolution en qualité et en efficacité d’un service public est étroitement liée à notre capacité à créer l’implication citoyenne dans le pilotage de ce service public. Il faut garantir cette implication et la participation des associations, et donc, des citoyens et des citoyennes en situation de handicap dans l’élaboration des politiques en faveur de l’accessibilité universelle, et donc, dans le pilotage de la “Maison départementale du handicap”. Je pense que la volonté… Cela existe sur le papier, mais moi, les échos que j’en ai, c’est que, finalement, dans la réalité, on ne peut pas dire que ce soit très dynamique, et il n’y a pas vraiment de volonté d’impliquer durablement et régulièrement l’ensemble des associations.

Il faut aussi… Moi, j’aimerais avoir des nouvelles du “Conseil local du handicap”. Il devrait y avoir des conseils locaux du handicap dans les arrondissements et un conseil parisien du handicap, pour être en capacité de bien plus impliquer les personnes en situation de handicap dans les politiques publiques, ou plutôt, je dirais, accepter que nos politiques publiques se confrontent à la réalité des personnes en situation de handicap pour vraiment être en capacité de décliner une politique en faveur de l’accessibilité universitaire dans l’ensemble des usages de la ville. Cela me semble être un impératif à développer. Voilà.

Je vous remercie.