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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur le Contrat parisien de prévention et de sécurité 

 

 

Mes cher-e-s collègues, je ne suis pas d’accord avec ce Contrat parisien de prévention et de sécurité. Je vous soumets un voeu rattaché.

 

Ce désaccord porte tout d’abord sur les Zones de Sécurité Prioritaires. Elles déplacent des effectifs pour les concentrer à un endroit et a pour effet le glissement de la délinquance d’un quartier à l’autre, et la stigmatisation de quartiers sans aucune efficacité. Pire, les arrestations et contrôles au faciès s’y développent sans contribuer à une meilleure sécurité des citoyens.

 

Il faut au contraire exiger du gouvernement l’embauche dans les plus brefs délais des 1200 postes de policiers perdus entre 2009 et 2013 et en finir avec la politique du chiffre actuelle, poursuivie par ce gouvernement comme le précédent. La police républicaine mérite qu’on lui donne les moyens d’assurer la sécurité et la sûreté des citoyennes et des citoyens, de poursuivre les élucidations, sans ces objectifs chiffrés qui la détournent de ses missions fondamentales.

 

Il est par ailleurs urgent d’engager une formation accrue des agents de police, d’instaurer l’expérimentation des reçus datés, motivés et co-signés pour mettre fin aux contrôles au faciès abusifs et discriminatoires. La police de proximité devrait être restaurée avec ses équipes de prévention.

 

Je tiens également à signaler qu’aucun poste d’éducateur chargé de l’insertion des jeunes en difficulté confié à la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) n’a été créé. Il n’existe plus qu’un seul foyer d’accueil et d’hébergement de la PJJ sur Paris quand il y en avait 3 il y a dix ans, et seulement 12 jeunes peuvent donc bénéficier sur Paris d’une place en Établissement de Placement éducatif. Voilà la triste réalité.

 

Enfin, ce Contrat de Prévention et de Sécurité envisage pour 2015-2020 le développement de la “vidéo-protection”. Or la vidéo-surveillance à Paris comme ailleurs est inefficace, d’autant plus dans les lieux ouverts- et attentatoire aux libertés. Il faut au contraire renoncer à son développement.

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