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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur la délibération relative au nettoyage de l’espace Reuilly

Cher-e-s collègues,

Cette délibération se propose de confier à un prestataire le nettoyage et la manutention de l’espace Reuilly.

Pourtant, et nous en parlions hier à l’occasion de deux voeux, les grèves récentes contre les conditions de travail déplorables imposées par nombre de prestataires dans les opérations de nettoyage de différents établissements publics, comme la grève à TFN dans les établissements administratifs liés aux impôts, ou encore les grèves à la BNF, l’ont montré : l’option la plus conforme aux exigences d’une municipalité de gauche, c’est la gestion directe de ces activités en service public !

La gestion privée, qui est toujours justifiée par une volonté affichée de faire des économies, a toujours les mêmes conséquences pour les travailleur-euse-s : précarisation, individualisation des relations de travail avec une plus grande difficulté à construire une mobilisation et à faire aboutir des revendications dans une gestion privatisée, division du travail sexuée et ethnicisée, augmentation de la charge de travail sans augmentation de salaire, non-renouvellement de contrats précaires, crainte de se voir licencié-e sans raison…

Bref, la meilleure solution permettant aux salariés d’accéder à des conditions de travail dignes, c’est la municipalisation !

Si encore vous posiez des conditions d’ordre social dans les clauses du marché ! Ce serait bien le minimum, de contraindre les prestataires à s’astreindre à une politique sociale exigeante et respectueuse des travailleurs ! Mais à part quelques clauses écologiques, qui sont par ailleurs tout à fait respectables, le contrat que vous proposez ne marque pas la moindre attention pour les conditions dans lesquelles travaillent celles et ceux qui seront amené-e-s à exécuter les prestations de nettoyage pour le compte de la Ville !

Je réitère ce que je demandais dans mon voeu présenté hier, et que vous n’avez pas voulu reprendre dans le voeu de l’exécutif : La Ville de Paris doit effectuer une évaluation objective et comparative de la qualité et des coûts du ménage sur les sites confiés à des entreprises privées et des sites en régie directe.

La Ville de Paris doit poursuive la déprécarisation des agents de nettoyage de la DILT qui relèvent de la loi de déprécarisation en titularisant les 200 agents de nettoyage qui pourraient être titularisés dans le cadre de cette loi. la ville doit améliorer le dispositif de reclassement de ces agents quand ils sont devenus inaptes à leur travail du fait de conditions de travail pénibles.

La ville doit cesser de concéder un tiers du nettoyage de ses bâtiments aux entreprises privées.

N’avez-vous pas remarquer la lutte exemplaire des femmes de ménages du ministère en Grèce ? Quand allez-vous réaliser que l’invisibilité de ces salarié-e-s n’a que trop duré, qu’il est plus que temps de les entendre et de faire aboutir leurs légitimes revendications ?

Pour toutes ces raisons, je voterai contre cette délibération.

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