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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur la situation des travailleurs sans-papiers du chantier 46 avenue de Breteuil

Le vœu que j’ai défendu et dont le principe a été adopté :

Mon intervention :

Oui, cette histoire est totalement scandaleuse. On voit vraiment des patrons voyous sans aucun scrupule. Et puis, comme l’a dit mon collègue, c’est donc suite à un accident du travail de l’un de leurs collègues qui, actuellement, est toujours hospitalisé à Cochin, que la grève des travailleurs sans papiers s’est déclenchée, non seulement pour exiger que l’accident de travail – puisqu’il s’agit d’un accident de travail – soit bien déclaré et pris en charge par l’employeur et que cette situation de surexploitation de travailleurs sans droits cesse, c’est-à-dire que ces travailleurs doivent être déclarés avec des contrats de travail, avec des feuilles de paye. Ils doivent avoir toutes leurs feuilles de paye et pouvoir, avec ces feuilles de paye, se battre pour exiger la régularisation de leur situation administrative.

Mais je rajouterai que, dans cette affaire, il y a aussi le groupe COVEA qui est le maître d’œuvre du chantier, qui se comporte d’une manière totalement scandaleuse puisque COVEA, maître d’œuvre du chantier, a assigné en justice les ouvriers qui tiennent un piquet de grève pour demander leur expulsion. Le groupe COVEA a même exigé qu’aucun soutien, y compris les syndicalistes, ne puisse accéder aux ouvriers grévistes. Dans quel monde vivons-nous et dans quel siècle sommes-nous ?

A travers ce vœu, comme le vœu présenté par le groupe Communiste – Front de Gauche, je demande qu’à la fois la Maire de Paris interpelle le Ministère du Travail, le Ministère de l’Intérieur et la Préfecture pour la régularisation de la situation administrative des travailleurs du 46, avenue de Breteuil, et que la Mairie de Paris engage une médiation dans le conflit de l’avenue de Breteuil avec l’ensemble des protagonistes et œuvre à ce que la grève soit reconnue et que les demandes d’expulsion du piquet de grève soient abandonnées, que les accidents du travail qui ont eu lieu soient reconnus et indemnisés comme tels, et que les revendications des grévistes soient prises en compte, comme la reconnaissance et l’édition du contrat de travail et des feuilles de paye pour l’ensemble des travailleurs concernés.

Comme, en plus, sur ce lieu, je pense qu’il y a du logement et qu’il doit bien y avoir aussi une part de logement social dans ce chantier…

Il me semble que la Ville a tous les arguments dans la main pour pouvoir peser de tout son poids.

Je vous en remercie.