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"À Paris, place au peuple !"

Intervention pour répondre à la communication du Conseil de la Jeunesse

L’optimisme, bien sûr, il en faut et d’ailleurs, c’est la jeunesse à chaque fois qui porte cet optimisme. Moi, vous savez, je suis non inscrite, c’est-à-dire que je suis un groupe à moi toute seule. Cela pourrait être sympathique qu’on se rencontre puisque Mme la Maire, à juste titre, a parlé de cultures différentes et de façons différentes de faire la politique. Je serai ravie de pouvoir échanger avec vous sur ma façon un peu particulière de faire la politique, puisqu’elle va de cette façon à la fois intervenir sur bon nombre de sujets dans cette Assemblée jusqu’à assumer d’aller casser les codes pour aller sur une scène de théâtre, au théâtre Clavel, pour justement parler autrement de l’ensemble des sujets politiques.

D’ailleurs, je suis ravie parce qu’à travers l’étude que vous avez faite, vous montrez bien que l’emploi, le logement et la santé sont les trois grandes préoccupations. Sur l’emploi, je me passionne en ce moment sur les conséquences terrifiantes de l’ubérisation et de la résistance et de l’innovation sociale qu’il faut avoir et, notamment comme vous le savez, beaucoup de jeunes sont condamnés à devoir absolument avoir un statut d’autoentrepreneur pour trouver maintenant un petit job pour financer leurs études.

Un vœu a été adopté hier à l’unanimité de cette Assemblée, et j’en suis très fière, pour que la Ville étudie, réfléchisse si on peut mettre en place une coopérative avec les livreurs à vélo pour trouver une alternative à l’ubérisation.

Typiquement, c’est un sujet de résistance avec lequel il serait très intéressant de travailler avec le Conseil parisien de la jeunesse parce que, dans beaucoup d’autres métiers pour les jeunes, la question se pose.

Pour conclure, puisque j’ai droit qu’à deux minutes top chronomètre, ne vous laissez pas formater, même dans la façon dont vous parlez, restez vous-mêmes.

Evidemment qu’il y a un caractère institutionnel ici et quand on travaille avec les services qui, parfois cadenassent, ce qui fait que soi-même on s’autocensure. Non, vous êtes des jeunes et vous êtes là à la fois pour surtout vivre votre liberté pleine et entière de pouvoir repenser le monde. Regardez le rôle déterminant de la jeunesse contre cette loi travail. Regardez la mobilisation de Paris 1 que l’on va relayer ici pour justement exiger la libération d’un jeune étudiant qui est en centre de rétention en ce moment.

Vous êtes la jeunesse, là pour bousculer justement l’ordre établi, pour contester, vous devez être des têtes dures et je vous souhaite, pour que vos rêves puissent ouvrir une page de l’histoire différente, d’être des insoumis.

Bon courage à vous.