Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur le Nouveau Contrat d’objectifs du service public de l’eau à Paris

 

 

La Régie publique de l’eau est notre fierté collective à toutes et tous. Oui, c’est une fierté que notre ville est pu démontrer que le retour en régie public est bien plus conforme à l’intérêt général que lorsque l’eau est gérée par des intérêts privés.

Si seulement vous suiviez votre propre exemple dans l’ensemble des autres domaines municipaux et engagiez la remunicipalisation de tous les secteurs que vous avez cédé au secteur privé.

 

Le retour en régie public de l’eau a permis de diminuer de 8% pour l’usager la part eau de la facture et son coût est le moins cher de la métropole.

Si nous gérions la collecte et le traitement de nos déchets en régie publique nous pourrions aussi en diminuer les coûts. Il en va de même pour plein d’autres domaines.

 

Le retour en régie publique, par une action volontariste a permis également de contribuer à diminuer les consommations d’eau. Car l’eau bien commun est à préserver, comme toutes nos ressources naturelles, c’est un bien fini qui se raréfie.

 

Jamais une entreprise privée n’aurait atteint le même objectif alors que pour la Régie, protéger les ressources en eau est une mission essentielle. Une entreprise privée, qui cherche le profit maximum ne peut en cohérence se fixer l’objectif de la sobriété et de la diminution de ses gains.

Il en va de même pour les déchets, autre bien commun. Nous devons contribuer à réduire nos déchets, à sortir de la logique du tout incinération. Mais laisser une entreprise privée comme Suez Environnement la responsabilité de construire et exploiter une nouvelle usine d’incinération est une aberration.

 

Je tiens par ailleurs à soutenir la volonté de poursuivre le double réseau d’eau potable et non potable et l’enjeu en ce sens de défendre par exemple nos réservoirs, comme ceux de Grenelle. Je partage l’axe très important de prise en compte de l’exigence écologique et des actions engagées avec les acteurs de l’agriculture.

 

Je regrette que dans la délibération vous n’insistiez pas sur l’enjeu dans les années à venir de convaincre l’ensemble des collectivités de s’engager dans la démarche de remunicipalisation, de régie publique. Cette bataille doit être menée, elle doit être assumée.

 

Oui, Monsieur Azière, ne vous en déplaise, nous assumons cette bataille idéologique, et nous la revendiquons. Car seul le cadre public peut répondre aux impératifs écologiques et sociaux quand la gestion privé cherche à dégager du profit, et même du profit maximum. Et vous le savez bien, car c’est au nom de votre idéologie libérale, que vous vous y opposez.

 

Concernant l’accès à l’eau, nous avons cependant un vrai désaccord et nous avons déjà eu le débat. J’estime, comme nombres d’associations et d’acteurs engagés pour défendre l’eau comme bien commun, que la gratuité de ces premiers m3 indispensables à la vie aurait du être instaurée pour toutes et tous. Bien sur, cette audace radicale et concrète n’aurait pas été simple à mettre en place. Mais le retour en régie n’était pas simple et nous avons réussi !

 

Hélas, vous privilégiez une tarification sociale. Combien de foyers ne demanderont pas à en bénéficier, comme c’est le cas avec tant d’aides sociales. Vous transformez un droit, le droit à l’eau, en une aide à l’eau, quel dommage.

 

Faites moi confiance, je n’abandonnerai pas cette bataille de la gratuité pour ce bien commun universel. Je n’abandonnerai pas ce contre modèle qui consiste à distinguer les tarifs en fonction des usages, domestiques ou professionnels, en fonction également des surconsommations pour financer l’instauration du droit à la gratuité des premiers m3. La gratuité des abonnements en serait une première étape pour toutes et tous, facile à instaurer dans un premier temps.

 

Pour finir, je trouve que dans ce contrat d’objectif, il manque une dimension démocratique. Nous devons faire évoluer la Régie pour contribuer à une réelle implication des citoyens usagers et des salariés pour l’instant insuffisante en l’état.

 

Je vous remercie.

 

No Comments

Trackbacks/Pingbacks

  1. Bilan du conseil de Paris de Février - Danielle Simonnet - Conseillère de Paris et Coordinatrice Nationale du Parti de Gauche - […] pour développer les pistes essentielles écosocialistes à engager. Je suis aussi intervenue sur le nouveau contrat d’objectifs relatif à…

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *