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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur la “modernisation de l’administration parisienne”

Deux minutes, c’est très court pour parler de la communication sur la modernisation de l’administration parisienne. Des démarches engagées sont intéressantes, comme je l’ai souligné, le bus “la mairie mobile” qui va au cœur des quartiers populaires et permet aux travailleurs sociaux, avec le simulateur d’accès au droit du ministère, d’aider les Parisiennes et Parisiens de ne pas renoncer à leurs droits, comme c’est souvent le cas concernant le R.S.A.

Pour avoir participé à la caravane de l’accès au droit et de la France insoumise cet été dans d’autres villes, j’en ai fait l’expérience.

Cela m’intéressait également d’avoir des compléments d’information concernant les Start Up internes, sans doute sur le pendant des Start Up d’État, qui ont permis la création de cet outil simulateur des droits, comme l’application “Paris le taxi”. J’en profite pour déplorer l’absence totale de visibilité de la communication parisienne sur la mise en route de cette application. Pourquoi ? Quelle occasion ratée.

Je regrette qu’il y ait si peu de moyens, par contre, pour contrôler les abus sur Airbnb ou pour poursuivre les publicités illégales, pour agir contre la prolifération des grandes enseignes sur la capitale, et surtout contrôler les marchés, les DSP : Vélib’, JCDecaux, la Philharmonie, tous ces dossiers noirs montrent les conséquences financières très lourdes pour les Parisiennes et Parisiens d’un certain nombre de choix libéraux.

Mais globalement, la modernisation, franchement, c’est surtout un mot de la novlangue libérale pour réduire les dépenses, réorganiser les services face à la baisse des recettes que vous avez évaluée à 1 milliard d’euros, mais qui dans les faits est plus conséquente du fait de la dette de l’État due aux Parisiennes et Parisiens.

Vous prétendez prendre en compte la souffrance au travail et les risques psychosociaux, mais dans les faits vous savez pertinemment que cette souffrance au travail ne cesse de progresser du fait des restructurations et les dégradations des conditions de travail.

Or, sans les agents, tout le travail que nous faisons est vain et nous devons tous ici continuer à saluer et féliciter le travail des agents, mais respecter leurs conditions de travail.

Je conclus. Vous parlez de concertations avec les Parisiens, mais elles n’ont lieu que sur les domaines sur lesquels vous avez bien voulu en consentir. Quelle concertation des Parisiens prévoyez-vous sur la privatisation des pervenches, la verbalisation du stationnement ? Je doute que vous l’ayez engagée.

Mes chers collègues, arrêtez de vouloir faire croire que l’on peut faire mieux avec moins. L’austérité est une vis sans fin et n’aboutit qu’à la souffrance au travail des agents, à la dégradation du service rendu et au recours in fine au privé. L’austérité est d’ailleurs l’objectif de ce transfert aux intérêts privés. C’est ce que vous êtes en train d’organiser.