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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur l’Ecole Du Breuil

 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Je ne vais pas revenir sur mes oppositions largement exprimées ici dans cette Assemblée lors de nombreuses séances quant au changement de statut de l’école Du Breuil.

Néanmoins, forcément, aucune délibération relative à l’école Du Breuil ne peut être abordée sans réaffirmer les inquiétudes sur le devenir, pas simplement du statut de celles et ceux qui travaillent, même si c’est un élément déterminant, mais parce que l’évolution de leur statut modifie et peut modifier l’évolution même de la qualité de l’école, de son déploiement et de son positionnement. Est-ce qu’on le rabougrit ou est-ce qu’au contraire on élargit ses missions ?

Je souhaiterais dire la chose suivante. Pour l’instant, les échos que nous avons, c’est que les choses restent mais nous sommes dans une phase transitoire et il n’y a pas de grandes ruptures opérées. Mais, voilà, les inquiétudes valent pour la suite. Quel va être l’impact, par ailleurs, de mesures qui dépassent la Mairie de Paris, relatives à celles engagées par le Ministère de l’Enseignement professionnel qui s’attaque à l’enseignement professionnel ? Il faut savoir que dans la réforme des lycées professionnels, on va diminuer de près de 20 % les matières générales, ce qui va donc impacter le fonctionnement de l’école Du Breuil. Est-ce que c’est pour cela qu’en cette rentrée, 3 à 5 professeurs – excusez-moi de ne pas être précise, vous compléterez et vous préciserez, c’est difficile pour moi d’être compétente sur l’ensemble des sujets de manière très détaillée… Je crois savoir qu’il y a 3 à 5 professeurs vacataires qui ont été embauchés cette année. Est-ce que c’est parce que on ne sait pas la stabilité et ce qu’il adviendra de la réforme ? Car il ne faudrait pas que le changement de statut fasse que l’on continue à recourir à des emplois non…, alors je ne dirai plus titulaires, mais non contractuels en C.D.I. Voilà, première chose.

Deuxième chose, les personnels ont toujours exprimé qu’il y avait un manque et des besoins humains au niveau de l’administration, l’administration des études. Je crois qu’il y avait 2 emplois pour la scolarité, 2 emplois pour l’apprentissage et il n’y en aurait plus qu’un aujourd’hui. Attention à ce que l’on ne fragilise pas cela. Au contraire, il faudrait renforcer. Il y a une incertitude aussi sur des emplois aidés, notamment de surveillants et d’accueil. Est-ce qu’ils vont bien être contractualisés face à la suppression des emplois aidés ? Là, il y a vraiment une nécessité de pouvoir consolider leur devenir et de pouvoir les transformer en C.D.I.

Et vous connaissez mon obsession, je dirais, sur la situation des agents de nettoyage, des agents de ménage. Bien souvent, ce sont des métiers dont on ne s’occupe pas assez alors que c’est essentiel et je sais que vous êtes sensibles à cela. Les agents de ménage, c’est de la sous-traitance à l’école Du Breuil. Il faudrait donc pouvoir réinternaliser cela. Il y a, du coup, des difficultés. Une femme y travaille sans forcément de locaux, sans avoir accès aux tickets de la cantine et se trouve dans une situation d’isolement qui n’est pas satisfaisante du tout. Je pense qu’il y a une internalisation qui est nécessaire.

Je ne peux que relayer l’inquiétude des agents. Je sais que vous avez eu une réunion cette semaine sur le suivi d’application de la réforme. Je souhaitais donc profiter de cette délibération pour faire état des problèmes qui devront être pris en charge.

Je vous remercie.