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"À Paris, place au peuple !"

Intervention pour la création de logements sociaux au 1 bis place des Vosges

Le vœu que j’ai défendu a été amendé et adopté :

Mon intervention :

Mes chers collègues, l’hôtel Coulanges, 1 bis, place des Vosges, nommé également communément “la Marquise”, classé aux Monuments historiques, a été récemment racheté par Xavier NIEL, le patron de Free, et Delphine ARNAULT, la D.G.A. de Louis Vuitton et fille de Bernard ARNAULT, pour un montant de 31,5 millions d’euros. Bien.

Cet immeuble était vacant depuis 1966. Des travaux menés sporadiquement depuis 1966 en vue de créer 15 appartements n’ont jamais, jamais été aboutis.

Il y a eu, comme vous vous en souvenez, une occupation de ces lieux par le collectif de mal-logés précaires “Jeudi Noir”, les galériens du logement, occupation qui a permis de mettre en lumière le scandale de cet immeuble vacant alors que la pénurie de logements à Paris est criante.

Alors, il faut savoir que ces occupants ont vraiment joué un rôle de lanceurs d’alerte et qu’ils étaient poussés par la nécessité de trouver un toit, d’en arriver à ces réquisitions citoyennes.

Or, après l’expulsion de ces occupants, malgré les promesses que ce bien ne resterait plus vide comme par le passé, où en est la situation ? Le rachat de l’immeuble par une S.C.I. ne change pas sa destination de logement et la surface du bien excède 800 mètres carrés. Il faut savoir que dans le cadre de la situation actuelle, nous devons pouvoir exiger qu’il y ait une part de logements sociaux dans ce bâtiment.

Je souhaite également, à travers ce vœu, que la Ville de Paris intervienne pour la levée des poursuites envers les occupants de l’immeuble du 31 octobre 2009 au 23 octobre 2010, parce qu’ils sont passibles et condamnés à payer 3.400 euros d’indemnité par mois occupé, soit environ 10.000 euros. 10.000 euros pour avoir joué le rôle de lanceurs d’alerte, c’est inacceptable.

Je souhaite que la Ville de Paris fasse respecter dans cet immeuble, la proportion de 30 % minimum de logements sociaux et qu’elle s’assure que les droits de mutation abondant les recettes de la Ville soient bien utilisés pour financer le logement social.