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"À Paris, place au peuple !"

Intervention contre l’implantation d’un Carrefour, de commerces et de bureaux sur la parcelle du 94 avenue Gambetta (Paris 20e)

Le vœu que je défendais :

Mon intervention :

La population, qu’il s’agisse des habitants ou des commerçants, ne veut pas de ce temple de la consommation, de ce grand Carrefour de plus de 2.000 mètres carrés, et des autres commerces et bureaux prévus sur cet ancien bâtiment qui était occupé par le Rectorat de Paris. Ils n’en veulent pas.

Que s’est-il passé ? Une obscure société, “CVI Gambetta”, sise à Neuilly avec 1.000 euros de capital social, une cascade de sociétés intermédiaires remontant à “Carval Investors”, fonds de placement implantés à Singapour et au Luxembourg, pays peu transparents ni regardant sur l’origine des fonds, et une multinationale de l’agroalimentaire “Cargill”, qui spécule sur les cours mondiaux des aliments et déforeste à tours de bras… Bref, des partenaires ô combien sympathiques, qui ont décidé de monter ce projet de grand Carrefour en face d’un Monoprix, et résultat puisqu’il s’agit d’un Carrefour de plus de 2.000 mètres carrés, cela devait passer en commission CDAP.

Qu’a fait la Ville ?

La Ville a signé.

Je veux savoir qui a signé l’autorisation de ce projet sans aucune concertation avec les habitants. Est-ce la Maire du 20e ? L’adjointe à la Maire de Paris ? Les services centraux de la Ville de Paris ? Qui est responsable ? Qu’en pensez-vous et quelles décisions prenez-vous ?

Quand on a la volonté politique, même si des erreurs ont été commises hier, on peut les reconnaître et agir dessus.

On n’en veut pas de ce projet. Evidemment, je pense qu’il peut y avoir de la volonté politique, mais je peux entendre que vous ne vouliez pas préempter la totalité de la surface. Mais à ce moment, faites en sorte que le Carrefour de 2.000 mètres carrés ne passe pas, et assumez de préempter une part plus conséquente que les 0,70 % prévus.

Dans ce quartier, on ne manque pas de grand Carrefour, mais d’équipements culturels, de locaux associatifs, de services publics travaillant avec la population et que votre démarche de prétendue concertation ne soit pas un véritable enfumage permanent comme cet exemple le montre.