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"À Paris, place au peuple !"

Vœu contre les violences policières à l’encontre de la jeunesse qui manifeste

Mon intervention :

 

Mme Danielle SIMONNET. – A quoi joue le Gouvernement ? A quoi joue le Gouvernement quand on voit les méthodes de répression policière qui ont pu avoir lieu sur les manifestations étudiantes et lycéennes ?

Comme vient de le dire mon collègue, il y a d’abord eu des débordements policiers inacceptables lors de la manifestation du 17 mars dernier. Mais avant cela, oui, il y a eu une décision de la part de l’université de Paris 1, de fermer les sites de Tolbiac et de la Sorbonne afin d’empêcher la tenue d’assemblées générales d’organisation du mouvement. Pourtant, les précédentes assemblées générales dans ces universités s’étaient déroulées sans aucun incident.

Je suis persuadée que la direction de cette université n’a pas pris cette décision de façon isolée, d’ailleurs dans d’autres universités de province, la même décision a été prise.

A quoi joue donc le Gouvernement, qui cherche à empêcher l’organisation démocratique de ce mouvement lycéen, étudiant contre la loi Travail, qui exige, comme les organisations syndicales de salariés, le retrait de cette loi Travail. Il en exige le retrait, exactement comme 71 % de la population française, qui est en désaccord avec cette loi.

User de la répression policière à l’encontre de jeunes, et de jeunes parfois âgés de 15 à 16 ans, est inacceptable. Alors oui, à Paris Tolbiac la B.A.C. et les C.R.S. sont entrés dans l’université, fait inédit, pour interdire une assemblée générale et ont expulsé violemment des étudiants, usant de gaz lacrymogène, blessant certains présents, donnant lieu à des interpellations.

Puis le 24 mars, la vidéo qui a fait le tour de tous les réseaux sociaux montre bien clairement un jeune sous contrôle de plusieurs agents des forces de l’ordre qui subit des coûts violents, absolument pas justifiés.

A travers ce vœu, comme le vœu présenté précédemment par mon collègue, je souhaite que le Conseil de Paris vote l’interpellation de la Préfecture de police et du Gouvernement pour que cessent les répressions des mouvements des lycéens et étudiants contre la loi Travail, et que toute la lumière soit faite par la Préfecture de police sur les événements et répressions policières à l’encontre des jeunes.

Ce vœu ayant été écrit avant le 24 mars, il parlait du 17 mars, mais bien évidemment l’esprit est d’englober également ce qu’il s’est passé le 24 mars, et que nous puissions, à travers notre vote, exiger que demain les manifestations se passent sans aucune répression policière.

Je vous remercie.

 

L’exécutif a présenté un contre vœu. Très clair sur la condamnation des violences policières intervenues après le dépôt de mon vœu, mais complètement flou sur ce qui s’est passé à l’université de Paris 1… J’ai accepté de voter le voeu de l’exécutif mais j’ai maintenu le mien qui a été soutenu par le groupe écologiste mais a été battu. 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Je voterai le vœu de l’Exécutif, mais je maintiens mon vœu parce que dans les considérants, le vœu de l’Exécutif occulte la réalité des faits avec des phrases extrêmement confuses alors qu’il me semble nécessaire de bien décrire ce qu’il s’est passé, notamment au niveau de l’université.

 

Mon vœu : 

 

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Le vœu de l’exécutif : 

 

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