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"À Paris, place au peuple !"

Vœu pour une application Taxi publique et gratuite

Mon intervention : 

 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Mes chers collègues, comme vous le savez, les taxis subissent un développement sauvage des plateformes V.T.C., qui a occasionné une baisse de 30 % de leur chiffre d’affaires. Il est d’ailleurs scandaleux que le Gouvernement ne se donne pas les moyens de faire appliquer la loi THÉVENOUD, qui interdit la maraude de rue et la maraude électronique.

Le vœu que je vous présente aujourd’hui est en lien avec la volonté du Gouvernement enfin de mettre en place une open data et permettre une application taxi. Sauf que, où en sommes-nous ? Le Gouvernement, en créant cette open data nationale, c’est-à-dire une banque de données de la géolocalisation et de la disponibilité des taxis sur l’ensemble de la France, pour essayer de concurrencer justement les plateformes type Uber, Le Cab, Chauffeur Privé. Le problème est que dans cette open data nationale, le Gouvernement a, côté taxis, décidé de passer par les opérateurs agréés et les centrales d’appels pour l’inscription des taxis dans ce dispositif de géolocalisation.

Résultat : par exemple, si via la coopérative Alpha Taxis, les taxis associés peuvent s’inscrire gratuitement, d’autres opérateurs, comme par exemple la G7, comptent faire facturer 20 euros par mois pour chaque taxi. C’est-à-dire qu’un taxi, avant qu’il commence à travailler, est amené à payer, de manière très forte, à des centrales d’appels, ce qui pose finalement un problème assez équivalent à celui de “l’ubérisation”.

Et côté usagers, comment cela se passe-t-il ? Certaines applis fonctionnent déjà, comme “Zaléou” de la R.A.T.P. ou “Tedycab”, développée par Transdev pour la S.N.C.F., mais où en sommes-nous de l’appli “Paris Taxi” ? C’est l’objet en partie de mon vœu. Va-t-elle permettre réellement aux usagers de pouvoir, par le biais d’une appli, se connecter et voir les taxis disponibles, ou bien est-ce que cela être, comme visiblement on peut le voir sur Internet, au niveau de l’appli nationale, simplement une entrée où on a connaissance de l’ensemble des applis existantes ?

Et pour conclure, Madame la Présidente de séance, comprenez que si nous voulons rivaliser avec Uber, nous avons besoin d’une application nationale publique et gratuite, et que l’application parisienne doit permettre un service direct pour les usagers, et aussi dans l’intérêt des taxis. Il n’y a pas eu de concertation depuis l’automne dernier. Une concertation urgente est nécessaire. Je voudrais savoir quel est le calendrier de la ville.

 

L’exécutif, en guise de réponse, affirme que l’application Paris Taxi sera mise en fonctionnement d’ici la fin du mois d’avril et qu’elle permettra réellement aux citoyen-ne-s d’héler un taxi avec leur smartphone… Mais dans les couloirs ils affirmaient leurs doutes devant l’application de Montpellier que je leur faisais découvrir et qui dans les fait ne fait que donner l’accès à un choix multiple d’applications…. L’exécutif m’a demandé de retirer mon vœu, ce que j’ai refusé. Il a été battu mais le groupe communiste cette fois l’a soutenu. (au mois de février, il s’était abstenu sur mon vœu pour le rétablissement des bornes de taxis et la mise en service de cette application…)

 

Mme Danielle SIMONNET. – Non, même si je suis ravie que Paris souhaite vraiment mettre en place cette application. Je souhaite vraiment qu’il y ait une réunion de concertation avant la dernière phase test et également qu’il y ait une communication extrêmement forte pour que tous les usagers puissent s’y retrouver dans l’intérêt du développement des taxis.

 

Mon vœu : 

 

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