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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur la convention d’occupation du domaine public avec l’Union des Boudhistes de France

Mon intervention : 

 

Ce n’est pas tant une intervention qu’une série de questionnements que je souhaite apporter à notre Assemblée.

Je vois que nous sommes invités à délibérer pour renouveler la convention d’occupation du domaine public avec l’Union des Bouddhistes de France, pour l’utilisation du terrain et des locaux dans lesquels ils sont installés. On sait que pour 20 % il y a un usage cultuel et pour 80 % un usage culturel.

Je voudrais donc savoir dans quelle mesure, selon vous, cette délibération est conforme à la loi de 1905. Comme vous le savez, je me suis opposée au projet de création de l’Institut des cultures de l’Islam parce que justement j’estimais qu’à travers la confusion entre le cultuel et le culturel il y avait une entrave à la loi de 1905. De la même manière, sous l’ancienne mandature, j’avais voté contre une délibération sur des travaux relatifs à un temple parce qu’il ne faisait pas partie de la défense et de la protection du patrimoine et qu’il y avait aussi une contradiction avec le respect de la loi de 1905.

J’aimerais que vous nous en disiez un peu plus à ce sujet, puisqu’on pourrait imaginer une autre situation, où l’Union des Bouddhistes de France devienne propriétaire plutôt que d’avoir une convention d’occupation du domaine public. A ce moment-là, on serait bien sur la communauté des croyants qui gèrent réellement leur lieu de culte.

J’aurais souhaité que l’Exécutif réponde à mes interrogations avant que je puisse me prononcer sur cette délibération. Puisque nous avons un Observatoire de la laïcité, je souhaiterais qu’il soit justement saisi sur cette problématique pour savoir si on est vraiment dans un cadre respectueux ou si au contraire nous sommes dans une entorse pour laquelle il faudrait donc retravailler pour pouvoir à la fois respecter la liberté de croyance, la liberté de conscience sans pour autant entraver au principe de laïcité qui est un fondement, un pilier de notre République et auquel je suis fortement attachée comme, je l’imagine, une grande majorité des collègues ici présents.

Je vous remercie.

 

Les réponses de l’exécutif n’étaient absolument pas satisfaisantes, au contraire ! Prétextant que 80% des activités y sont culturelles, l’exécutif estime qu’il n’y a pas d’entorse à la loi de 1905 ! Les voilà, comme avec l’Institut des cultures d’Islam, à appliquer les préconisations du rapport Machelon commandé il y a quelques années par Sarkozy et remet en cause le principe essentiel de laïcité. J’ai voté contre cette délibération.