Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Intervention contre les marchés d’appel d’offre dans la petite enfance

Je pense effectivement qu’il faut permettre une certaine diversité de type de projet sur la petite enfance, c’est important d’avoir des projets qui émanent de collectifs d’habitants, et ont aussi la possibilité d’émaner d’associations qui permettent une réflexion sur l’éducation à la parentalité, qui impliquent, qui permettent des projets émancipateurs dans le cadre d’une culture de l’économie sociale et solidaire.

Par contre, vous le savez, je suis en désaccord avec les marchés d’appels d’offres qui, eux, en appellent finalement à des structures à caractère lucratif qui vont se plaquer sur un territoire.

Je ne suis pas d’accord avec cela. Je pense que la petite enfance n’est pas une garderie, ce n’est pas du tout neutre comme travail, cela demande une vraie réflexion, un vrai projet, et on sait tous que l’on a déjà eu des expériences malheureuses avec des structures qui embarquent des appels à projets, et ensuite ne respectent pas complètement les exigences de tout l’encadrement.

Voilà pourquoi je suis toujours en désaccord avec les marchés d’appels d’offres sur les structures de la petite enfance et que je souhaite au contraire que nous soyons bien plus ambitieux dans le développement des capacités d’accueil de la Ville de Paris en crèche municipale publique.

Je sais bien que quand vous faites appel à un marché d’appel d’offres, c’est généralement parce que vous estimez que cela vous coûte moins cher. Et si vous pensez que cela coûte moins cher à la Ville, à un moment donné on sait pertinemment que c’est parce que les salariés du privé seront beaucoup moins protégés et rémunérés que ceux du public.

Vous connaissez ma position sur ces sujets, elle sera toujours la même.