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"À Paris, place au peuple !"

Débat sur l’amélioration des conditions de vie dans le logement social

N’ayant que 2 minutes, j’aimerais quand même réagir à ce que j’ai pu entendre.

Si l’on comprend bien les propos de M. DUBUS, pour les Républicains, il faut comme d’habitude arrêter de faire du logement social. Arrêtons les conventionnements et surtout privatisons le logement social. C’est cela, la grande priorité du moment : faciliter le plan d’accès à la propriété.

J’avoue qu’on perd très rapidement M. DUBUS et les Républicains quand on entend ce glissement étrange dans le rapport qu’il y a entre logement et laïcité. Je n’étais pas au courant qu’il y avait des lieux de culte auprès des bailleurs sociaux. Je ne vois pas le rapport. Surtout, le glissement qu’il y a de parler de la laïcité puis de la polygamie ; excusez-moi, là, il y a une ambiance extrêmement étrange qui s’instaure derrière ces discours, ou plutôt un mépris social qui ensuite bascule dans une drôle d’allusion à un racisme, que je trouve pour ma part assez nauséabond.

Je ne comprends pas cela. Je suis fière et attachée au logement social et à nos quartiers populaires. J’aimerais que l’on arrête les discours discriminants à l’encontre des quartiers populaires.

Maintenant, pour reprendre les propos de M.  Eric AZIÈRE, je comprends la critique du point de départ de la conférence des 19 citoyens, puisque vous exprimez un scepticisme sur cette méthode en montrant qu’il y a déjà plein de structures associatives de locataires et donc plein d’autres cadres pour collecter la parole. Là, je peux vous entendre mais là où je vous perds également, c’est quand vous avez le sentiment que le projet qui est présenté à notre Assemblée est de systématiser une représentation des colocataires, ce qui serait une terrible syndicalisation des locataires face à leur bailleur. Si c’est cela, mes chers collègues, j’applaudis, je le souhaite.

Mais je le souhaite dans un certain cadre. Je suis persuadée qu’il faut encourager l’implication citoyenne et qu’il peut bien évidemment y avoir des intérêts divergents, voire opposés entre les locataires du logement social et la direction des bailleurs sociaux, surtout quand on voit le niveau de rémunération que certains collègues ont feint de découvrir lors de la précédente Assemblée, alors que tout le monde sait depuis des mandatures que nous avons un directeur des différentes société d’économie mixte bailleurs sociaux qui touchent dans les 15.000 euros par mois. Leur vie n’a plus aucun rapport avec celle des locataires.

Je conclurai, Madame la Maire, en une phrase. Je pense, oui, qu’il faut développer les conseils de l’habitat social – c’est ce que nous écrivions déjà en 2008 -, et on doit le faire avec et en renforçant les associations de locataires, et bien évidemment pas en se substituant et contre les associations de locataires.

Valorisons, encourageons l’implication citoyenne dans l’habitat social.