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"À Paris, place au peuple !"

Vœu pour une communication publique des crimes et délits « anti-LGBT » recensés par la Préfecture de Police de Paris.

 

Il y a eu – ne serait-ce que ces derniers mois – des crimes et délits anti-L.G.B.T., particulièrement préoccupants dans la Région parisienne. Je pense notamment à l’agression lesbophobe au début du mois de février 2018 d’un couple de femmes dans le R.E.R., lors d’un trajet en direction de Paris. Je pense également à l’agression transphobe de plusieurs personnes par une brigade anti-trav dans le 12e arrondissement de Paris au courant du mois de mars. Je pense également à l’agression homophobe dans un supermarché à Rueil-Malmaison, à deux pas de Paris, d’un couple d’hommes le 3 mars. Je pense aussi à l’agression homophobe à Bruxelles d’un couple d’hommes commis dans la nuit du 14 avril. On pourrait hélas démultiplier le nombre d’exemples des nombreuses autres agressions anti-L.G.B.T.

Il faut prendre conscience que, dans son rapport sur l’homophobie, parue en mai 2017, l’association “S.O.S. Homophobie” avait constaté une augmentation des cas de gayphobie de 15 %, des cas spécifiquement lesbophobes de 16 %, des cas biphobes de 48 % et des cas spécifiquement transphobes de 76 %. Ces chiffres sont extrêmement problématiques. Il y a aussi l’enquête “Cadre de vie et sécurité” de l’INSEE qui nous interpelle à ce sujet. Egalement, les recensements par le Ministère de l’Intérieur, dans le cadre des procédures des forces de sécurité en 2016, publiées en septembre 2017, ont montré que plus de 1.000 victimes de crimes ou de délits anti-L.G.B.T. avaient été recensés. Il faut d’ailleurs savoir que ce recensement par les chiffres du Ministère fait l’objet d’une mobilisation et d’une revendication de la part de l’association “Flag !”, dont je tiens à saluer le travail à ce sujet.

Pour que les services du Ministère de l’Intérieur puissent recenser l’ensemble de ces chiffres, il faut bien que la Préfecture de police, dans chaque département, remonte ces chiffres. A travers mon vœu, je souhaiterais que la Maire de Paris sollicite la Préfecture de police et le Ministère de l’Intérieur afin que les chiffres relatifs aux crimes et délits anti-L.G.B.T. à Paris soient transmis aux élus et aux associations qui luttent contre les L.G.B.T.-phobies.

Je vous remercie.