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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur Paris, ville intelligente et durable

(2 mn.)

 

Cher-e-s collègues,

 

Cette communication propose un plan stratégique pour un Paris intelligent et durable. Qui voudrait d’une ville stupide et périssable ? Et pourtant, êtes vous surs d’orienter Paris dans la bonne voie ?

 

Cette communication emprunte des mots clés à l’écologie politique, comme la sobriété énergétique, le développement des énergies renouvelables, l’économie circulaire, la trajectoire zéro déchets. Elle aborde également l’enjeu de réduire les déplacements et de s’opposer enfin à la spécialisation de zones dans l’aménagement du territoire, elle insiste sur l’intelligence collective, l’économie du partage, l’implication citoyenne dans la co-élaboration des politiques. La liste est longue.

 

Et pourtant, elle ne remet pas en cause le point de départ : Faut-il accompagner la croissance urbaine et sa concentration dans les métropoles ou la réinterroger ? En évitant cette question majeure, vous nous vendez l’innovation numérique tout azimut comme l’avenir radieux, déterminant la compétitivité de Paris, grâce à la future performance et qualité de ses infrastructures numériques. Et les délibérations rattachées vantent les pôles de compétitivité. Au passage, l’aveuglement de l’innovation numérique vous fait oublier les principes de précaution sur les ondes, comme l’enjeu de préserver nos libertés face aux stockages des données numériques. “Sciences sans conscience n’est que ruine de l’âme…”.

 

Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il faudrait selon vous poursuivre la compétition entre Paris et les autres grandes villes, cette course folle à son attractivité.

 

Je suis convaincue qu’il faut au contraire mettre un terme à la concentration des moyens et à l’hyper densification des villes-mondes et rompre avec leur mise en concurrence qui va aller s’accélérant avec la métropolisation. La métropole ne doit plus avoir le monopole, au risque, malgré l’emballage green-washing bien pensant, d’accélérer le développement de grosses métropoles stupides qui génèrent toujours plus de pollution en concentrant l’activité, toujours plus d’inégalité de territoire alimentant les bulles spéculatives, toujours plus de stress au détriment du bien vivre et un contrôle généralisé du citoyen grâce aux nouvelles technologies.

 

Nous devons au contraire ralentir la ville métropole, contribuer au rééquilibrage dans le développement des autres centres urbains. Il est urgent de mettre en place un « ménagement » du territoire à rebours de l’étalement urbain, de la concentration des populations dans des mégalopoles et de la mise en concurrence des territoires. Sans cette rupture avec le paradigme libéral de la concurrence des territoires, malgré tout le catalogue des mesures annoncées, nous fonçons dans l’impasse des villes stupides, polluantes, stressantes et excluantes.

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