Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur le Programme 2015 de zones 30

Cher-e-s collègues,

 

Madame Gallois, et bien moi, je suis favorable que tout Paris devienne une zone 30. Et si, il faut assumer de vouloir ralentir la ville, au service du bien vivre. Vous voulez développer l’attractivité de Paris ? La compétition de Paris à l’encontre des autres villes ? je ne défends pas cette vision libérale.

 

Il faut soutenir le développement de zones 30 qui ne sont pas incompatibiles avec la fluidité d’un trafic, de zones piétonnes, de toutes les mesures qui permettent de libérer l’espace public de la domination de la voiture, de lutter contre la pollution atmosphérique et le bruit et d’améliorer les conditions de la sécurité routière.

 

Évidemment, et on ne le redira jamais assez, la réduction de l’emprise de la voiture nécessite d’abord et avant tout de repenser l’aménagement du territoire pour réduire les distances domicile travail. Nombre de parisiennes et parisiens, Francilliennes et Francilliens, ne choisissent pas par bonheur personnel d’utiliser la voiture mais parce que souvent ils en sont contraints.

 

L’enjeu est donc en premier lieu de créer les conditions de la mixité d’activités dans chaque bassin de vie entre le travail, le logement, les services publics, les espaces verts. Puis il est aussi bien évidemment de favoriser le report modal sur les moyens de transports  collectifs et les circulations douces.

 

Néanmoins, si l’on veut provoquer une rupture culturelle avec le mythe lié à l’acquisition et l’utilisation de la voiture individuelle, il faut savoir oser. Il faut donner à voir et faire vivre à toutes et à tous le bien vivre partagé d’une ville libérée de la voiture.

 

Dès lors, pourquoi avoir priorisé les zones 30 aux premiers arrondissements ? Pourquoi les quartiers plus populaires, et notamment le 18e et le 19e sont ils exclus du plan zones 30 ? J’ai le sentiment qu’une fois de plus, le bien vivre est priorisé dans les quartiers les plus gentrifiés. Quelle erreur. Ou quel mépris ?

 

Qu’il s’agisse de zones 30, de zones de rencontres, de zones piétonnes, de maillage en pistes cyclables, nous devons veiller que tous les quartiers parisiens, quelque soient leur fréquentation sociale soient traités à égalité.

 

Je souhaiterais par conséquent que l’exécutif précise ses projets sur les arrondissements populaires et notamment les 18e et 19e arrondissements, terriblement absents de cette délibération.

 

je vous remercie.

 

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *