Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur l’adhésion à la charte “Abeille, sentinelle de l’environnement”

Mes cher-e-s collègues,

 

L’adhésion de Paris à la charte  “Abeille, sentinelle de l’environnement” est un acte fort, important. Tout comme l’adhésion à la charte en faveur de la biodiversité.

 

Oui, l’abeille joue un rôle déterminant pour notre écosystème en participant à la pollinisation à l’origine de la diversité végétale, et donc, comme le rappelle la délibération, au maintien de la vie sur notre planète. Mais ces abeilles sont directement menacées par l’usage des pesticides.

 

Notre ville a  donc raison d’exclure tout usage de produits phytosanitaires, produits toxiques et pesticides dans ses espaces verts. Notre ville a raison de soutenir les ruches et de contribuer à leur développement sur le territoire parisien. Notre ville a raison de s’opposer aux OGM. Notre ville a raison d’encourager, de soutenir et d’impulser des actions contribuant à l’éducation populaire, à l’éveil de la conscience écologique.

 

Nous n’avons qu’un seul éco système. Nous en dépendons toutes et tous. Nous devons prendre la mesure de l’enjeu de défendre cet intérêt général humain supérieur : préserver notre écosystème.

 

Or, hélas, l’Union européenne ne cesse sous la pression des lobbyes de l’agrobusiness de remettre en cause les réglementations écologiques. Je prendrai un exemple. Il y a 10 ans, Bayer et BASF, les firmes chimiques allemandes, avaient obtenu un accord entre les conservateurs et les sociaux démocrates, soutenu par le PS européen pour vider de sa substance la fameuse directive européenne REACH sur les produits chimiques.

 

BASF et BAYER, ce sont les leaders européens des pesticides. Créateurs de l’insecticide Gaucho et Regent, venin responsable de la surmortalité massive des abeilles. Ce produit a été interdit en France en 2004 mais continue d’être commercialisé par ces deux firmes en toute impunité. Mes cher-e-s collègues, je vous invite d’ailleurs à lire le dernier livre de Jean Luc Mélenchon, “Le hareng de Bismarck” qui détaille très tout cela.

 

Mes cher-e-s collègues, signer les chartes de défense de la biodiversité, des abeilles, bien sur ! Signons, signons. Mais que valent toutes ces signatures et nos efforts si demain, le Grand Marché Transtlantique s’impose comme le souhaite le gouvernement et l’ensemble des dirigeants actuels des Etats membres de l’UE et les Etats Unis ?

 

Quand les firmes multinationales pourront imposer leur poison, OGM et pesticides toujours plus toxiques ? En piétinant la souveraineté populaire et y compris en traînant nos collectivités devant les tribunaux d’arbitrage privé pour préserver leurs droits à polluer et à sans cesse plus exploiter ?

 

L’urgence écologique, la défense de la biodiversité et des abeilles exige de nous de ne pas céder la garde et de défendre et renforcer au contraire nos normes notamment écologiques et environnementales. Nous devons défendre un protectionnisme solidaire et non abattre les barrières douanières, tarifaires ou non, nos lois, nos normes, nos règlements.

 

La charte “Abeille, sentinelle de l’environnement” devrait comprendre un nouvel engagement : celui de s’opposer au Grand Marché Transatlantique et de soutenir le protectionnisme solidaire au service de la défense de notre écosystème.

 

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *