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"À Paris, place au peuple !"

Intervention sur la délibération de l’UDI Modem “Smart-santé”

Je ne disposais que d’une minute sur cette délibération et hélas, j’ai mal calculé le temps d’intervention. J’étais en micro pause et j’ai raté mon tour ! L’erreur est humaine… voici ce que je comptais dire à ce sujet….

 

Cette délibération propose donc la déclinaison de la ville dite “intelligente” au secteur de la santé. Je regrette mais je ne partage pas l’enthousiasme des autres interventions. Bien sur, je suis favorable qu’on améliore l’information sur les locaux accessibles, qu’on améliore les possibilités de prendre rendez-vous, de mettre en relation patients et soignants sur des créneaux de consultation immédiatement disponibles.

Mais franchement, non, la téléconsultation n’est pas l’avenir de l’accès aux soins !

Le problème central c’est que l’accès aux soins n’est plus assuré, non seulement du fait de la pénurie de médecins, de l’insuffisance des soutiens aux centres de santé mais aussi du démantèlement de l’hôpital public avec ces créations d’usines à malades déshumanisées ! La réponse au désert médical n’est pas l’accélération de la santé virtuelle ! Avez-vous vu déjà à quoi ressemble une cabine de téléconsultation, c’est cela le modèle des politiques de santé de demain ?

 

Une marchandisation de la santé dans les supermarchés avec ces cabines ? la santé connectée à domicile condamnant à l’isolement ? C’est cela pour vous l’humain d’abord ? Aux pauvres le liens avec un médecin virtuel, aux riches la consultation bien réelle ? Laisser penser que la téléconsultation pourrait remplacer le médecin, l’infirmière et les lits d’hospitalisation, c’est glaçant.

 

Nous devons nous opposer à cette paupérisation des soins qui va s’accélérer. La bataille essentielle est celle de l’offre de soins pour toutes et tous et partout, de la politique santé sur un territoire en favorisant le maillage territorial de centres de santé avec toutes les spécialités, d’hôpitaux de proximité. Mais oui, cela nécessite de s’opposer aux politiques d’austérité, de casser le numérus clausus en médecine, de refuser la marchandisation de la santé.

 

Je n’approuverai pas cette délibération.

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