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"À Paris, place au peuple !"

Intervention DJS 173 relative à l’Espace sportif Pailleron sous DSP UCPA

 

Mes cher-e-s collègues,

 

Je suis déjà intervenue le mois dernier pour déplorer que nombre de nos équipements sportifs, et notamment nos piscines, soient gérés non pas en régie directe mais en DSP. L’espace sportif Pailleron, tout comme la piscine des Tourelles, est en DSP via l’UCPA. Il ne s’agit pas de critiquer en soit l’UCPA mais de déplorer que nous ne nous donnions pas les moyens d’assurer nous même la gestion de nos équipements.

 

Comme à chaque fois, le recours au mode de gestion privée par une délégation de service public est motivé par la diversité des activités et des installations techniques qui nécessiteraient des compétences externes à la ville. Je ne comprends toujours pas en quoi nos services ne seraient pas en capacité de maîtriser la technique nécessaire à la gestion d’une patinoire.

 

Je tiens par ailleurs à profiter de cette délibération pour déplorer la grande disparité tarifaire qui règne dans les piscines parisiennes. D’un arrondissement à un autre, le prix du ticket d’entrée varie fortement. Ici il est de 3€50, tandis qu’il n’est que de 3€ pour une piscine du 11ème ou de 4€50 pour celle des halles. L’accès aux services publics dans une ville comme la nôtre devrait être au même tarif partout. Bien sur, je n’ignore pas que le coût réel de l’entretien des équipements varie forcément selon leur taille, leur configuration et nombre de critères. Mais si tous nos équipements étaient en régie publique, nous pourrions harmoniser ces tarifs, en globalisant et les dépenses et les recettes. Les tarifsdes activités annexes de fait ne permettent pas par ailleurs à tous les publics d’y participer. Et j’aimerais bien savoir si tous les publics scolaires ont bien accès à ces équipements, qu’il s’agisse d’équipements gérés en Régie directe ou en DSP.

 

Aussi, selon les délégataires, avez-vous pu effectuer des études comparatives relatives aux bénéfices nets engrangés ? Voilà des données qu’il serait pertinent de porter à la connaissance du contribuable, du citoyen usager des piscines. Chaque centime de bénéfice engrangé par un délégataire privé, fusse t-il associatif comme l’UCPA, devrait être réinvestit, soit dans l’amélioration de la gestion, soit dans la baisse des tarifs.

 

Avec autant de DSP et de délégataires différents, la ville s’interdit d’engager ce type de politique. Il serait temps au contraire d’avoir accès à une analyse comparée de toutes ces DSP sur les équipements sportifs.

 

Je n’approuverai pas cette délibération et tiens à insister sur l’enjeu de remunicipaliser au contraire l’ensemble des équipements sportifs parisiens.

 

je vous remercie.

 

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