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"À Paris, place au peuple !"

Anne Hidalgo devrait demander la démission de Christophe Girard

 

Je salue la décision du parquet de Paris d’ouvrir une enquête pour “viol par personne ayant autorité” après les révélations du New York Times concernant les faits reprochés à Christophe Girard. Je tiens également à saluer la victime présumée, Aniss Hmaïd, pour avoir assumé de prendre la parole.
Au regard de la gravité des faits qui lui sont reprochés, Christophe Girard s’honorerait de démissionner de son mandat de Conseiller de Paris et s’il s’obstine à garder son mandat d’élu, le groupe socialiste et la majorité d’Anne Hidalgo  devrait exiger cette démission plutôt que cette hypocrite « mise en retrait ». Et pour que dans une telle situation, la démission ou non ne dépende pas du seul bon vouloir de l’intéressé, je demande une nouvelle fois la mise en place du référendum révocatoire, afin que les citoyen.nes puissent exiger la révocation d’un.e élu.e, notamment lorsque de tels actes lui sont reprochés.
Je déplore une fois de plus ce moment de honte du vendredi 24 juillet, lorsque le préfet Lallement, la Maire de Paris Anne Hidalgo et nombre d’élu.es de la majorité ont préféré organiser une standing ovation en “hommage” à leur “ami” Christophe Girard que d’entendre les alertes lancées par les militantes, élues et associations féministes.
Si la présomption d’innocence doit être respectée, il est important de faire le lien entre l’affaire Matzneff et les faits qui sont maintenant reprochés par la justice à M. Girard : en effet, Christophe Girard n’a jamais exprimé la moindre condamnation de l’apologie de la culture du viol faite par Matzneff dans ses ouvrages dont certains étaient dédicacés à Christophe Girard lui-même. L’accusation de viol sur mineur dont il est l’objet en est-elle la raison ?
Les révélations récentes donnent plus que jamais raison aux militantes et lanceuses d’alerte féministes, et met en lumière la complaisance et l’entre-soi honteux d’une grande partie de la majorité municipale d’Anne Hidalgo, entre soi de caste dominante, qui a d’emblée réaffirmé leur solidarité entre élu.e.s.
Plus que jamais, poursuivons le combat féministe, et saluons les victimes qui assument de prendre la parole !

Communiqué de Danielle Simonnet, Conseillère de Paris (Décidons Paris – FI)

 

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