Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Vœu relatif au projet de reconstruction et d’extension de la centrale à béton du groupe Lafarge sur les bords de Seine dans le 15ème arrondissement de Paris

 

Mme Danielle SIMONNET.- Je commencerai par dire qu’en plus du vœu que je dépose, le n° 179, pour lequel je voterai, je voterai également pour les deux autres vœux concernant Lafarge.

Oui, Lafarge, là, il ne s’agit pas des démarches en justice qui concernent un certain nombre de ses dirigeants pour complicité de crime contre l’humanité, comme vous le savez, mais bien de la centrale à bétons située à côté de Javel, au pied du pont Mirabeau classé monument historique. Il y a plusieurs problèmes.

D’abord, il faut être cohérent. La Ville a voté un vœu que j’avais présenté pour valoriser la filière bois-terre-paille, c’est-à-dire pas simplement pour faire parfois, de manière isolée, des bâtiments innovants avec ces matériaux, mais pour encourager à développer l’ensemble de la filière bois-terre-paille. On ne peut pas dans le même temps faire cela et permettre à la centrale à bétons Lafarge d’avoir sa concession pendant 20 ans par Ports de Paris et de bénéficier de toutes les dérogations à la réglementation par la Préfecture et la Ville de Paris qui lui donnerait le permis de construire pour multiplier par deux sa capacité de production.

On a l’Atelier parisien d’urbanisme qui avait rendu un rapport en 2014 – cela ne date pas d’hier -, très clair, qui encourageait le recours alternatif aux centrales de chantier contre les centrales de production de béton prêt à l’emploi, car cela provoque un trafic de camions toupies polluant. Là, on va avoir 180 camions toupies par jour qui vont rouler au diesel, pesant chacun 26 tonnes, et tout cela dans un endroit par ailleurs inondable alors qu’on va avoir un stockage de 50.000 litres de produits chimiques qualifiés de dangereux et qu’on va avoir 7.000 litres de fioul. Tous ces éléments ont par ailleurs été complètement sous-évalués dans le cadre des rapports qui ont été faits permettant de se soustraire aux réglementations.

Il faut arrêter cette folie, il faut libérer la Seine, il ne faut pas imposer aux résidents de ces quartiers l’ensemble de ces nuisances et il faut prendre véritablement en compte les enjeux climatiques.

Voici ce que je propose, que le permis de construire délivré au groupe Lafarge par décision de la Ville de Paris soit annulé, que le projet soit abandonné et qu’il y ait aussi une enquête diligentée pour comprendre à la fois comment les décisions ont conduit la Sous-direction de la protection sanitaire et de l’environnement au sein de notre Direction des transports et de la protection publique…

 

Mme Danielle SIMONNET.- …de la Préfecture à émettre des avis favorables et comment H.A.R.O.P.A.-Ports de Paris a pu autoriser le groupe Lafarge à déposer son permis de construire en contravention avec la convention d’occupation du domaine public.

 

Mon vœu a été rejeté car je demandais l’annulation du permis de construire. Et l’exécutif qui à mon avis ne s’est pas préoccupé du sujet auparavant ne souhaite pas réellement mener la bataille. néanmoins, l’intérêt de m’être saisie du sujet c’est que deux autres groupes ont déposé des voeux et que l’exécutif fait mine d’être furax contre le gouvernement sur ce sujet… une petite brèche est ouverte, continuons à l’ouvrir ! 

 

Mon vœu : 

Téléchargez (PDF, 109KB)

 

Le vœu du groupe Générations adopté : 

Téléchargez (PDF, 133KB)

Le vœu du groupe LR adopté :

Téléchargez (PDF, 30KB)