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"À Paris, place au peuple !"

Vœu relatif aux reliures des livres des bibliothèques municipales de la ville de Paris

 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Tout à fait. Je recherche mon vœu.

De manière très claire, on ne peut pas être à la fois sur un Plan Climat, c’est-à-dire des grandes paroles, et dans les faits faire autre chose qui n’a rien à voir.

De quoi s’agit-il ? Dans nos bibliothèques parisiennes, on a énormément de livres que l’on met en prêt et pour qu’ils puissent être mis en prêt, il faut les protéger, donc il faut les couvrir ; c’est ce qui s’appelle le travail de reliure. Ce travail a pu à un moment donné être effectué en interne puis ensuite externalisé avec des marchés d’appels d’offres.

Je résume. Visiblement le dernier marché d’appel d’offres a fait que l’entreprise, qui coûtait moins cher, puisque c’est souvent cela, quand vous avez une mise en concurrence, on fait appel à l’entreprise qui coûte le moins cher, c’est le moins disant social, mais on découvre qu’en fait, nos reliures sont faites par une entreprise dont l’atelier de réalisation de ces reliures a lieu en Tunisie. Vous imaginez l’empreinte carbone des livres de nos bibliothèques, qui, je crois, passent par Marseille, puis vont en Tunisie, puis reviennent par Marseille et arrivent à Paris pour être reliés. C’est une aberration.

Vous allez me dire : peut-être que, dans le cahier des charges, il est compliqué de mettre des clauses de circuit court. Juridiquement, je crois qu’il y a des choses particulières qui font que l’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut dans les exigences posées dans le cahier des charges. Il y a un vrai travail législatif à faire pour privilégier le circuit court là-dessus et que les questions de l’empreinte carbone se traduisent, parce que, là, c’est une aberration complète. Mais on pourrait aussi, a minima, se dire : peut-être qu’il y a aussi des clauses de travail d’insertion sociale qui peuvent favoriser des structures de coopératives qui sont dans l’insertion et qui, par ailleurs, de ce fait, ont leur atelier en région francilienne.

Si c’est trop compliqué, il y a une troisième possibilité : c’est de ré-internaliser l’activité et d’augmenter les fonctionnaires qui travaillent à la Ville de Paris pour effectuer cette tâche.

On ne peut pas avoir des engagements pour le climat et, à côté, accepter une empreinte carbone aussi absurde que celle-ci.

Voilà l’idée de mon vœu. J’espère qu’il sera adopté par tout le monde.

 

Mon vœu : 

 

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