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"À Paris, place au peuple !"

Voeu relatif à la résiliation du contrat liant la Ville de Paris à l’entreprise Streeteo, à la mise en retrait de l’actuel adjoint aux transports

Mme Danielle SIMONNET. – Je demande juste au président de séance d’assumer pleinement sa responsabilité – sa responsabilité au président de séance – et que le débat se passe calmement. Donc merci de ne pas en rajouter.

 

Mme Danielle SIMONNET. – L’écologie est incompatible avec le libéralisme. La délégation de M. NAJDOVSKI en atteste. L’ex-candidat d’Europe Ecologie-Les Verts aux municipales de 2014 ne fait plus de l’écologie, mais du libéralisme. Cela ne marche pas, il ne contrôle plus rien.

Il est clair que l’adjoint aux transports et à l’espace public a à nouveau failli, dans des proportions telles que sa démission tombe sous le sens. Après l’apocalypse Autolib’, qui risque de laisser une ardoise colossale de plusieurs centaines de millions d’euros à la Ville, et ces rues envahies par la dérégulation du “free floating”, après Vélib’, le fiasco de Smovengo – un de retard, des salariés maltraités, licenciés, des pénalités non versées à la Ville – et le concurrent déloyal Uber qui déboule à vélo dans quelques semaines sur nos trottoirs, voici maintenant Streeteo, système quasi mafieux mis en place par la même délégation à l’issue de son plein gré.

La Ville voulait du “cash” à tout prix et Streeteo a fait le nécessaire. Le scandale éclate dès mars et même les plus libéraux envisagent alors la résiliation du contrat voyou. Six mois plus tard, devant les journalistes, l’adjoint responsable, qui n’a toujours rien fait, prétend ne rien savoir. Peut-être que l’ex-adjoint aux finances, promu à la rentrée, pourra nous expliquer le montage budgétaire complexe où s’inscrit Streeteo, car sans doute est-ce plutôt lui qui est le responsable ? Car dans le cadre de la contractualisation, cette capitulation d’HIDALGO face à MACRON, c’est bien cela, le nerf de la guerre.

La fuite, hier dans la presse, d’une note stratégique interne qui nous apprend que les recettes des forfaits post-stationnement sont très inférieures à l’objectif prévu, ce qui met le “deal” de la mairie avec Bercy en péril. Il faut dire que ce “deal” était périlleux : intégrer le trésor de guerre des loyers capitalisés d’un coup pour donner l’illusion de la robustesse de notre ratio de désendettement, à condition de rester dans les clous de la trajectoire budgétaire fixée par le Gouvernement chaque année.

Croyez-vous que le ministère du Budget sera aussi conciliant en 2019 qu’il l’a été cette année ? Signera-t-il aussi facilement votre lettre de créance 2019 ? Quelles sanctions pourrait-il appliquer ?

En attendant que les tenants et les aboutissants de cette affaire Streeteo soient connus, prenons les mesures qui s’imposent : mise en retrait de l’adjoint responsable et résiliation du contrat voyou.

 

Mon vœu : 

 

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