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"À Paris, place au peuple !"

Voeu relatif à la mobilisation des salarié.e.s de l’hôtel Park Hyatt

 

 

Mme Danielle SIMONNET. – Comme mes collègues le disaient très justement juste avant, la situation de l’hôtel Hyatt est totalement inacceptable.

On est vraiment sur un hôtel de luxe où le prix à la nuit est totalement inabordable, où il y a juste une minorité de personnes qui peuvent s’offrir une chambre à l’hôtel Hyatt. Forcément, le travail de cet hôtel de luxe repose en grande partie sur la qualité du travail que font les femmes de chambre de l’hôtel Hyatt. Vous ne pouvez pas envisager un hôtel qui puisse fonctionner sans reposer sur leur travail. Sauf qu’elles sont condamnées à de la sous-traitance dans cet hôtel, et la société de sous-traitance, S.T.N., les maltraite. D’ailleurs, le slogan syndical, c’est “sous-traitance, maltraitance”. En effet, pourquoi l’hôtel Hyatt fait appel à la sous-traitance ? Pour pouvoir organiser un dumping social et surtout casser toute capacité de solidarité entre les salariés de la société de sous-traitance et les salariés de l’hôtel.

Manque de “pot”, les salariés de l’entreprise de sous-traitance, sont, avec les salariés de l’hôtel, en grève ensemble pour résister. Leurs revendications sont d’une légitimité et d’une modestie… Ecoutez donc : une augmentation de 3 euros de salaire, voilà, 3 euros de salaire, et la réinternalisation de ce travail.

Je pense que notre Ville ne doit pas accepter qu’il y ait autant de distorsion, de mépris social et nous avons un rôle à jouer. Nous pouvons, en tant que Ville de Paris, interpeller la direction de l’hôtel Hyatt et lui dire que oui, même dans les hôtels de luxe de la rue de la Paix, nous exigeons un respect de ceux sur qui repose la qualité du travail rendu et qu’il faut faire en sorte que les négociations puissent aboutir. Que l’on exprime notre soutien aux salariés et surtout que les pratiques avec des nervis qui viennent intimider, agresser physiquement, j’espère que la Préfecture et la justice vont les poursuivre.

On ne peut pas en tant qu’employeur se permettre ces menaces physiques sur les salariés.

 

Mon vœu :

 

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