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"À Paris, place au peuple !"

Vœu relatif à la mobilisation contre la loi Blanquer

 

Mme Danielle SIMONNET.- Je tiens à dire que je voterai également les vœux qui viennent d’être présentés. J’imagine qu’il en sera réciproque, puisqu’il s’agit aussi d’un vœu contre la loi Blanquer et de soutien à la mobilisation à l’œuvre.

Oui, le projet “pour l’école de la confiance” qui est porté par le ministre Jean-Michel BLANQUER, qui a été précédemment adopté par le Sénat et qui a eu des modifications apportées, mais qui ne bouleversent pas l’économie du texte présenté par le gouvernement, témoigne d’une vision totalement rétrograde de l’école : par exemple, suppression des allocations scolaires aux parents d’élèves absentéistes, introduction de directeurs supérieurs hiérarchiques des professeurs des écoles. On est vraiment sur un projet qui sacrifie la qualité de l’enseignement et de la vie à l’école au nom d’une quête effrénée d’économie et d’austérité. On va priver les élèves d’enseignants titulaires ayant achevé leur formation et on va favoriser le recours à des précaires contractuels. On ne prévoit quasiment rien pour accompagner les carrières des AESH. À côté de cela, on rend l’instruction obligatoire à 3 ans. Cela veut dire que, par exemple, concrètement, au niveau du financement des subventions à l’école maternelle privée à Paris, 12 millions d’euros vont être donnés aux écoles privées, alors que les écoles publiques manquent cruellement de moyens. On se retrouve aussi avec la possibilité de créer des établissements internationaux, établissements élitistes, qui pourront bénéficier de fonds privés. Ainsi faisant, on officialise un système éducatif à deux vitesses.

L’école que l’on doit promouvoir est aux antipodes de celle de la loi Blanquer. On doit promouvoir un service public de l’éducation qui contribue à réduire les inégalités scolaires et territoriales, qui contribue à la réussite scolaire et à l’émancipation de toutes et tous et dotée d’un statut protecteur des enseignants et des moyens à la hauteur des enjeux.

À travers ce vœu, je souhaite que la Mairie de Paris interpelle le gouvernement pour que la majorité gouvernementale abandonne ce projet de loi, que l’on soutienne solennellement la mobilisation et qu’on s’engage à faciliter l’expression des résistances à la case de l’école publique.

Je vous remercie.

 

Mme Danielle SIMONNET.- Bien que ne faisant pas partie de la majorité, je salue le vœu de l’Exécutif et je retire mon vœu.

 

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