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"À Paris, place au peuple !"

Vœu relatif à l’abandon des projets de densification urbaine et à la prise en compte de l’état d’urgence sociale et écologique à Paris

 

Mme Danielle SIMONNET.- Eh bien écoutez, cela tombe bien, car ce vœu, finalement, est une réponse par anticipation aux annonces de Mme HIDALGO d’hier.

En effet, dans un mépris complet non seulement de la démocratie participative mais aussi de notre Assemblée, Mme la Maire de Paris décidait hier, alors qu’elle “séchait” ce Conseil de Paris, de présenter à la presse ses projets de forêts urbaines. Rien que le concept de forêt urbaine, c’est totalement hallucinant. Cela n’existe pas, une forêt urbaine, et ce n’est pas parce que vous mettez 28 arbres sur la place de l’Hôtel de Ville que vous en faites une forêt.

A travers ce vœu, je voudrais vous dire que l’urgence écologique et les rapports ont montré que là où il y avait le plus de problèmes d’îlots de chaleur urbains, c’était dans les quartiers populaires, nord-est, qu’il y avait même une corrélation entre le niveau de revenus et le nombre d’arbres et qu’en clair c’était bien dans les quartiers populaires qu’il fallait absolument avoir des projets de retour en pleine terre, de plantations, remettre de la végétalisation et pas simplement sur des façades et sur des toits, de la vraie végétalisation.

La Ville de Paris, la majorité, l’Exécutif a enfin cédé et entendu la lutte concernant le TEP Ménilmontant, qui n’était absolument pas une lutte contre des équipements publics mais bien une lutte pour préserver les espaces non bâtis et une lutte qui visait à dire que, non, 5 mètres carrés d’espaces verts par habitant, cela n’est pas suffisant, c’est un vrai problème.

Ainsi, à travers ce vœu, je vous propose, à la suite de cette sage décision d’abandonner le projet du T.E.P. Ménilmontant, de renoncer au projet de densification de la place Mazas, de renoncer aux projets de tour Triangle, de Bercy-Charenton, de Chapelle-Charbon, de l’îlot Netter-Debergue, de l’impasse Boutron et d’abandonner les projets “Réinventer Paris” et “Réinventer la Seine” qui sont contraires à la nécessité de préserver la Seine comme patrimoine mondial et comme respiration essentielle à notre Capitale. Et puisque Paris est la ville la plus dense du monde, il faut au contraire préserver l’ensemble des friches, dents creuses, terrains sportifs et dans chaque nouveau projet avoir pour ambition de laisser au moins 30 % pour les espaces verts.

Comme proposition, je souhaite l’abandon de ces projets que je ne recite pas, la mobilisation de tous les bâtiments et logements vides à Paris par le biais de demandes de réquisitions par la Préfecture, de la préemption et de l’expropriation conformément aux vœux relatifs à ces mesures qui ont pu être votés et qui sont restés sans suite depuis un an, ainsi que la priorité absolue pour la Ville de Paris de répondre…

 

Mme Danielle SIMONNET.- …à la situation d’état d’urgence sociale et écologique.

 

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