Pages Navigation Menu

"À Paris, place au peuple !"

Vœu relatif à la délégation de service public concernant la distribution de chaleur de la CPCU

 

Mme Danielle SIMONNET.- Il faudra tenir en deux minutes.

Si vous vous souvenez bien, j’étais déjà intervenue avec un vœu en faveur de la poursuite du gel des tarifs de la CPCU – on parle bien sûr ici du réseau de chaleur urbaine. On avait eu, par ailleurs, deux rapports de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la Compagnie parisienne du chauffage urbain. Et il y a eu cette semaine un article de Marianne qui approfondit et enquête les éléments qui sont transmis dans ces deux rapports de la CRC sur la CPCU.

Très rapidement, qu’est-ce qu’on peut voir de choses totalement inacceptables ?

D’abord, un premier élément peut répondre à des interventions de collègues des Républicains – je ne sais plus de quel groupe vous êtes – qui s’inquiètent des trous et des travaux faits partout dans Paris. J’ai un bout de réponse à vous apporter : la délégation de service public pour la distribution de chaleur prend fin en 2024. Et figurez-vous que l’opérateur semble engager de nombreux travaux. Par exemple, si vous allez sur la magnifique piste cyclable rue de Rivoli, que l’on a attendue si longtemps, paf ! Il y a déjà des travaux par la CPCU. Pourquoi ? Parce que l’opérateur dans ses travaux souhaite moderniser les réseaux.

Mais comme il s’agit d’opérations qui vont conduire à augmenter les indemnités de retour, vous imaginez quel est l’intéressement pour la CPCU qui est majoritairement privée, et donc pour le groupe Engie de faire ces travaux. Faire un maximum de travaux, qui ne sont pas de l’entretien courant, va permettre, selon la Chambre régionale des comptes, d’augmenter les indemnités de retour à 160 millions d’euros. La Ville devra donc veiller à ses intérêts et contrôler l’ensemble de ces travaux.

Deuxième point, dans la DSP, une écriture comptable prévoit 160 millions d’euros pour garantir le paiement des retraites particulières des personnels de l’énergie. Mais ces sommes correspondantes ne sont pas approvisionnées, ce qui veut dire que la Ville, si elle n’anticipe pas cette question, va se retrouver à payer la dette sociale à la fin.

Troisième chose, il faudrait aussi s’interroger sur…

 

Mme Danielle SIMONNET.- Pourquoi la CPCU organise une telle surfacturation de la production de vapeur.

Voilà, ce qui nous coûte très cher, c’est le recours au privé.

Je demande, et je termine par là, que la Ville de Paris fasse un audit comptable et financier de la CPCU, un audit des travaux, qu’elle exige de la CPCU que le fonds de retraite soit abondé et surtout que l’on anticipe la fin de la DSP pour pouvoir revenir en régie publique, parce que c’est une vraie arnaque, et que l’on nous donne des éléments d’information sur la DSP Climespace parce que ce sera la même histoire.

 

Mme Danielle SIMONNET.- C’est une blague ! Il n’y a aucune réponse aux questions que je pose et vous voudriez que je retire le vœu ? Franchement ! Est-ce que vous nous dites quand on aura le contenu sur l’audit ? Donc le vœu est maintenu.

 

Mon vœu : 

Téléchargez (PDF, 144KB)