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"À Paris, place au peuple !"

Défendons la filière bois-terre-paille dans la construction

Mon intervention :

 

Mme Danielle SIMONNET. – Je vais maintenant mettre M. Jean-Louis MISSIKA de bonne humeur à mon égard puisque je présente un vœu qui notamment cite un exemple qui me semble fort intéressant dans le cadre du dispositif “Réinventer la Seine”, dont il a eu le pilotage suite à l’exposition au Pavillon de l’Arsenal, “Terres de Paris, de la matière au matériau”.

Il s’agit du grand projet en terre qui va enfin voir le jour, lauréat du concours “Réinventer la Seine”, sur le site de l’ancienne usine des eaux de la Ville de Paris à Ivry, un quartier entier qui va être construit avec des déblais du futur métro francilien.

L’objet de ce vœu est de montrer que le secteur du bâtiment en France représente plus de 40 % du bilan carbone et, à lui seul, le ciment représente 5 % à 6 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Or, on peut se passer du ciment dans la construction et on peut développer de la construction extrêmement solide, extrêmement innovante et par ailleurs de bien meilleure qualité, en contribuant à la sobriété énergétique avec les matériaux naturels : terre crue, bois et paille.

Il faut savoir que le secteur du bâtiment produit à lui seul plus de 42 millions de tonnes de déchets chaque année. Il y a en plus une vraie filière de capitalisme vert, dont vous savez que le problème n’est pas la couleur, qui utilise le terme de l’économie circulaire pour permettre de fabriquer du ciment dans des usines qui vont utiliser des déchets toxiques comme combustibles, dans une optique de diminution des coûts malgré l’impact de ces rejets toxiques.

Il faut donc absolument émanciper la construction de ces secteurs.

Qui plus est, les matériaux, comme la paille, la terre crue et le bois local, permettent aussi dans leur gestion de se faire sans les multinationales et de développer de l’emploi local.

Je ne peux pas développer plus longuement mais je vous invite, chers collègues, à rencontrer l’association “Lesa” qui soutient la démarche qui est d’interpeller le Gouvernement et l’ensemble des municipalités, à la fois pour qu’on développe nationalement une filière de formation sur bois, terre et paille.

 

Mme Danielle SIMONNET. – Oui, j’accepte les amendements de M. Jean-Louis MISSIKA qui montre, certes, une différence dans l’usage de la langue et je vois une novlangue qui réapparaît et des cultures différentes entre vous et moi sur la façon de nommer les choses.

Je ne reviendrai pas sur la bataille des chiffres qui nous sépare…

 

Mme Danielle SIMONNET. – J’accepterai l’engagement sur les filières et les lycées professionnels et l’engagement de la Ville à recourir beaucoup plus à ces matériaux naturels.

 

Mon vœu : 

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L’exécutif a accepté d’adopter moyennant de nombreux amendements, mais s’engageant clairement sur ce que nous demandions avec l’association LESA avec laquelle j’avais écrit le vœu.

 

Le vœu avec les amendements de l’exécutif :

 

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