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"À Paris, place au peuple !"

Voeu pour la création d’un crèche à Belleville

Mme Danielle SIMONNET : Comme vous le savez, Belleville concentre plus de logements sociaux que tout le 16e arrondissement. Il y a 2.500 logements qui ont, par ailleurs, été créés dans le 20e depuis trois ans ; 400 sont programmés sur cette mandature sur Belleville.

Franchement, on ne peut pas concentrer le logement social dans un même quartier sans garantir, à un moment donné, des services publics de proximité aussi essentiels que ceux relatifs à la petite enfance ; je parle des crèches.

On avait bien voté en 2010 une délibération qui n’incluait pas de places en crèche sur cet îlot mais nous étions dans le cadre d’un projet où il y avait bien une crèche qui était prévue. D’ailleurs, on s’engageait à créer 70 places dans le Bas-Belleville, dont un projet de crèche de 50 berceaux sur la rue Desnoyer qui, par ailleurs, n’a pas pu aboutir ; il a fait l’objet d’un avis défavorable de l’arbitrage de l’Exécutif, à cause de son surcoût.

Là, il nous semble extrêmement important, alors que l’on est face à un projet architectural qui n’est pas bon, qui est trop dense, qui obscurcit le quartier et que l’on est dans une situation où l’on a plus de 3.800 demandes de places en crèche en liste d’attente dans le 20e, avec 900 demandes en liste d’attente sur Belleville, et que ces chiffres augmentent, et que cela fait plus de deux ans que l’on recherche, sans trouver de solution, un endroit pour mettre en place un nouvel équipement petite enfance, c’est pour cela que nous demandons, à travers ce vœu, que l’on puisse transformer ce projet afin d’y mettre en place une structure petite enfance.

On émet le vœu que la Ville de Paris construise un nouveau projet sur cette parcelle du 36 rue de Belleville incluant un équipement public et un jardin, soit, en priorité, une crèche.

Je vous remercie.

L’exécutif présente son vœu et nous demande de retirer le nôtre. Il refuse d’abandonner le projet de logements mais accepte de revoir le projet architectural. Après de nombreuses discussions de couloirs, nous avons obtenu que figure un engagement clair pour la construction d’une crèche dans le quartier avant la fin de la mandature.

Mme Danielle IMONNET. – Mes chers collègues, nous souhaitons croire à cet engagement. Il implique que si aucune solution n’est trouvée, que s’il n’y a aucune autre parcelle que la Ville puisse préempter ou sur laquelle elle puisse construire une crèche, cela signifie que la Ville devra réétudier et assumer le surcoût du programme de la rue Dénoyers, parce que l’on sait très bien que le surcoût le plus considérable est le surcoût des familles quand elles n’ont pas de place en crèche.

La Ville a les marges de manœuvre et elle doit s’en doter pour répondre à la satisfaction des besoins.

C’est bien à cette condition, à la condition que nous trouvions bien un endroit pour mettre enfin ce projet de 50 berceaux qui manquent sur le quartier de Belleville, et plus particulièrement du Bas-Belleville, que nous acceptons de retirer nos vœux.

Soyez convaincus que la population entière reste mobilisée sur ce quartier et que nous la soutiendrons jusqu’à ce que l’on arrive ensemble enfin à aboutir à cet équipement de petite enfance dont nous avons tant besoin à Belleville.

Merci.