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"À Paris, place au peuple !"

Voeu pour le maintien de l’activité de la métallerie Grésillon du 48 rue Ramponeau et du pôle d’activité artisanale au 37 rue Bisson

 

 

Mme Danielle SIMONNET. – On va se débrouiller, pas de souci, on va essayer d’associer les deux pour trouver une solution.

On a un décalage en fait entre une très bonne délibération, pour laquelle je voterai pour, et la réalité telle qu’elle se fait.

Revenons sur la situation du 48, rue du Ramponeau et du pôle d’activité artisanale du 137, rue Bisson, comme cela a été présenté précédemment par Jérôme GLEIZES. Il était prévu à cet emplacement un projet initial de vente du terrain – 48 rue de Ramponeau – pour un promoteur privé qui voulait en faire un hôtel “low cost”. Il y a eu une mobilisation des habitants, une mobilisation aussi de ceux qui ont des ateliers pour empêcher ce projet, et cela a été relayé par différents vœux en conseil d’arrondissement, en Conseil de Paris.

Cette lutte a d’abord obtenu une première victoire, qui est l’abandon de ce projet, et ensuite, cette lutte s’est transformée en collectif Ramponeau. Avec le conseil de quartier, avec la mairie d’arrondissement et les services centraux, un beau projet a vu le jour.

Ce projet de pôle d’activité artisanale, qui, d’ailleurs, est relaté et bien soutenu, valorisé dans la délibération, même si je trouve que cela aurait été pas mal, dans la délibération, de saluer et citer le rôle du collectif Ramponeau et du conseil de quartier, parce que c’est important, je pense, de montrer que, quand les citoyens se mobilisent pour se réapproprier les usages de leur ville et pour réintroduire de l’activité concrète, on s’appuie sur ces implications citoyennes, et cela fait partie de notre histoire collective. Dans nos délibérations, il faut absolument le réintroduire.

Le problème, c’est qu’à côté de cette réalité, de ces écrits et de cette délibération conforme aux engagements “Fabriquer à Paris”, on a le bailleur, la R.I.V.P., qui assigne au tribunal de grande instance la métallerie Grésillon, non pas parce qu’elle ne paierait pas ses loyers, parce qu’elle essaie de faire un maximum d’efforts, mais oui, elle est dans une situation difficile et délicate, et il y a des arriérés de loyers. Bon. Donc, on est dans une situation où, entre le conseil d’arrondissement et le Conseil de Paris, cette fois-ci, il y a eu des problèmes de délais. Donc ce sont exactement les mêmes vœux qui ont été déposés en Conseil de Paris et en conseil d’arrondissement, et il n’était pas possible de les faire évoluer puisqu’ils ont même été déposés pour le Conseil de Paris avant le débat en conseil d’arrondissement. Bien.

En conseil d’arrondissement, Mme la Maire du 20e nous a appris que, non, en fait, cette assignation au tribunal de grande instance était une simple formalité parce qu’il y avait ces arriérés, voire quelque chose de mécanique, d’automatique, mais que, bien évidemment, il fallait défendre la métallerie Grésillon. Donc, là, on est en Conseil de Paris. Maintenant, qu’en est-il ? Comment les choses vont-elles évoluer ? Parce qu’il faut sauver cette métallerie Grésillon et assumer financièrement : ce n’est pas un arriéré énorme, nous a-t-on dit. Je ne sais plus, excusez-moi, si ce sont 7.000 euros ou 9.000 euros.

Mais quand on veut soutenir l’artisanat… Je sais que l’on a une délibération sur le soutien aux disquaires à un autre moment dans ce Conseil, où, globalement, on est sur des sommes assez conséquentes pour des disquaires, ce qui peut se justifier. Mais il me semble que, pour la plus ancienne métallerie de Paris, cela peut être aussi justifié de faire des efforts et de demander aussi au bailleur de faire des efforts : sauver cette métallerie.

Il me semble important de comprendre que le projet de pôle artisanal se tient parce qu’il y a la métallerie, parce qu’il y a les ateliers et que c’est un tout. Et donc, il faut bien sauver le tout. Parce que si, demain, il n’y a plus la métallerie Grésillon, le pôle artisanal est complètement casse-gueule. De la même manière que si vous aviez pu, les autres ateliers, ce serait aussi difficile pour… C’est une synergie en moins pour la métallerie Grésillon.

Cela a été dit précédemment : il y a aussi un souci par rapport aux montants des loyers, parce qu’il faut des montants des loyers qui puissent correspondre à ces activités économiques. Jusqu’à présent, il me semble que Grésillon avait des loyers beaucoup plus bas. Dans la discussion avec les membres du collectif Ramponeau, ils n’étaient pas sur ces montants de loyers. Il nous a bien été expliqué en mairie du 20e que ce n’était pas les habitants qui fixaient les loyers. Oui, mais quand on est dans un projet d’implication citoyenne, on est aussi en discussion et donc, en négociation concertation. Donc, c’est aussi notre rôle de relayer ce qu’il nous semble être nécessaire d’être relayé.

A travers ce vœu, et j’en conclus par-là, il me semble qu’il faut interpeller la R.I.V.P. pour que cette assignation au tribunal de grande instance de la métallerie Grésillon soit retirée, que l’on fasse en sorte que, même pendant les travaux, on trouve une solution pour l’activité Grésillon qui ne soit pas empêchée de la survie de son activité, qui soit accompagnée et qu’il puisse y avoir un comité de suivi des travaux, parce que la situation est tout de même très particulière, y compris au niveau des sols, pour bien voir l’évolution des travaux qui puissent répondre aux besoins.

Je vous remercie.

Mme Danielle SIMONNET. – Allez, soyons fous… Parce qu’il y a la délibération qui dit bien qu’il y a l’objectif de Grésillon. J’espère qu’on peut en faire confiance en vos paroles. On n’a pas non plus les mêmes tonalités en arrondissement et en Conseil de Paris.

 

Mon vœu : 

 

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